Lion Capital boucle la restructuration de la chaîne de surgelés Findus
L’avenir de Findus, que Lion Capital avait repris en LBO en 2008, semble s’éclaircir. Après neuf mois d’incertitudes, la chaîne de surgelés, conseillée par Rothschild & Cie, a bouclé une restructuration qui conduit le fonds d’investissement à en perdre le contrôle.
Lion Capital détiendra environ un tiers du capital, aux côtés des créanciers juniors Highbridge (21,5%) et JPMorgan (19,6%) qui avaient apporté une dette mezzanine en 2008. Les créanciers seniors, incluant la Société Générale et Royal Bank of Scotland, en détiendront le solde.
Selon les termes finaux de l’opération, 150 millions de livres (187 millions d’euros) sont injectés par Lion Capital dans le groupe. Sur ce montant, 100 millions serviront à rembourser immédiatement la dette senior au pair, tandis que 25 millions seront utilisés pour un remboursement de cette dette en décembre prochain, ont indiqué plusieurs sources bancaires à L’Agefi, confirmant les informations de Standard & Poor’s LCD. Le solde (25 millions de livres) restera au bilan du groupe.
Une ligne de crédit revolving, d’un montant de 50 millions de livres (contre 70 millions de livres initialement proposés), est parallèlement mise en place. Une facilité de crédit à court terme, qui devrait courir au moins jusque décembre 2013, complète la restructuration.
La dette mezzanine sera convertie en certificats de titres préférentiels (PEC, preferred equity certificates) de maturité trente ans assortis d’un rendement de 12% et en une dette senior de 182 millions de livres, ont indiqué les sources proches du dossier. Cette restructuration permet à Findus, qui ne pouvait plus faire face à sa dette, de réduire son endettement de 49% à 366 millions de livres.
Findus, détenu initialement par Nestlé, a été une première fois cédé au fonds EQT en 2000. La chîine de surgelés a par la suite fait l’objet d’un deuxième LBO en tombant dans le giron du fonds CapVest en 2004, avant de se retrouver dans les mains de Lion Capital en 2008 pour 1,2 milliard d’euros.
Selon des données Preqin, les restructurations ont représenté 3% du nombre de sorties réalisées au niveau mondial sur le troisième trimestre, contre 4,2% le trimestre précédent et 3,6% un an plus tôt, . Sur le trimestre passé, les cessions, au nombre de 263, ont atteint 66,5 milliards de dollars (51,6 milliards d’euros), soit une hausse de 15,8% sur un an.
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