L’inflation ralentit encore au Royaume-Uni mais reste à un niveau élevé
L’indice britannique des prix à la consommation (IPC) a ralenti à 6,8% sur un an en juillet, conformément aux attentes, mais l’inflation sous-jacente et la pression sur les services persistent, montrent les données de l’Office for National Statistics publiées mercredi.
Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une inflation à 6,8%, contre 7,9% en juin. Cette hausse s'éloigne du record sur 41 ans de 11,1% atteint en octobre, mais reste bien supérieure à l’objectif de 2% fixé par la Banque d’Angleterre (BoE).
La BoE a déclaré au début du mois qu’elle s’attendait à ce que l’inflation tombe à 6,8% en juillet.
6,9% d’inflation sous-jacente
Malgré ce ralentissement, la Grande-Bretagne continue d’afficher le taux d’inflation parmi les plus élevés d’Europe occidentale. Seules l’Islande et l’Autriche ont connu une inflation plus importante en juillet. Dans la zone euro, la hausse des prix est ressortie à 5,3% selon la première estimation d’Eurostat.
La BoE surveille de près l’inflation sous-jacente - qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l'énergie - et les prix des services.
L’inflation sous-jacente est restée à 6,9% en juillet, inchangée par rapport à juin, et plus élevée que le consensus Reuters qui tablait sur 6,8%.
L’inflation des services est passée à 7,4% après 7,2% en juin.
(Avec Reuters)
A lire aussi : L’inflation confirme sa décrue aux Etats-Unis
Plus d'articles du même thème
-
La Banque du Japon maintient son taux directeur avant une prochaine hausse
La banque centrale du Japon fait une pause dans sa politique de normalisation mais confirme son changement de cap avec un discours plus restrictif. Le retour de l'inflation à sa cible de 2% est à la fois une victoire et un risque auquel la banque reste très attentive. -
La croissance en zone euro dépasse les prévisions malgré la France
Le PIB a augmenté de 0,4% au troisième trimestre, plus que le chiffre de 0,2% anticipé, mais ralentit par rapport à la croissance de 0,6% enregistrée au deuxième trimestre. Avec des situations très contrastées, notamment entre la France et l’Irlande. -
Les enjeux politiques des «midterms» occultent les défis économiques
Les élections de mi-mandat qui se tiendront mardi 3 novembre aux Etats-Unis pourraient acter un basculement du Congrès du côté démocrate. De quoi garantir d’âpres bras de fer budgétaires face à Donald Trump, mais sans changer vraiment la trajectoire de l’économie ni résoudre les problèmes des Américains.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
AcclimatationComment les crises géopolitiques façonnent notre avenir énergétique
Comme tous les ans, TotalEnergies a mis à jour ses trois scénarios de long terme. Les différences régionales s'amplifient -
Coup de pressionPrimaire : la guerre d'usure de Gabriel Attal contre Edouard Philippe
Le candidat Renaissance se satisfait d'avoir mis en évidence que le maire du Havre est le facteur bloquant. Il veut accroître la pression sur lui -
Cash« L'Italie a un besoin désespéré de capitaux » : Giorgia Meloni taxe les riches qui veulent partir
Avec son « exit tax » qui touchera les contribuables fortunés, Rome cherche à préserver son assiette fiscale tout en continuant d’attirer les grandes fortunes étrangères, illustrant une concurrence européenne croissante pour les capitaux