L'inflation de base est passée de 3,2% en novembre à 2,9% en décembre
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L’indice PCE mesurant les prix liés aux dépenses de consommation des ménages américains, l’indicateur préféré de la Réserve fédérale (Fed) en matière d’inflation, a augmenté en décembre de 2,6% sur un an et de 0,2% sur un mois, a annoncé vendredi le département américain du Commerce.
L’indice PCE de base, soit hors alimentation et énergie, a progressé en décembre de 2,9% sur un an et de 0,2% sur un mois, contre une hausse de 3,2% sur un an et 0,1% sur un mois en novembre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal prévoyaient une hausse de l’indice de base de 3% sur un an et de 0,2% sur un mois pour décembre.
Cet indicateur «a baissé de 1,5 point de pourcentage depuis juin, ce qui est spectaculaire», a réagi dans une note Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques de CPR AM. «La variation sur six mois du core PCE, qui est une métrique qui a été récemment mise en avant par Jerome Powell (président de la Fed, ndlr), est désormais inférieure à 2% en rythme annualisé. Cela tend à montrer que la Fed est en train de remplir son objectif de stabilisation de l’inflation», a-t-il poursuivi.
Les marchés réagissent peu
Bastien Drut note par ailleurs qu’une divergence est en train d’apparaître entre le «core PCE» et le «core CPI» , un autre indicateur de mesure de l’inflation, qui est en grande partie due au «changement de méthodologie récent de l’indice de prix CPI pour la santé». Il rappelle toutefois que «c’est le PCE et non pas le CPI que la Fed cible et qui apparaît dans les projections économiques des membres du FOMC».
Le rapport du département du Commerce indique par ailleurs que les dépenses des ménages américains ont crû de 0,7% sur un mois en décembre, tandis que leurs revenus ont augmenté de 0,3%. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur une hausse de 0,5% des dépenses et sur une augmentation de 0,3% des revenus sur un mois en décembre.
Les dépenses des ménages ont progressé de 0,4% sur un mois en novembre, alors qu’une hausse de 0,2% avait initialement été annoncée, tandis que leurs revenus ont crû de 0,4%, conformément à l’estimation précédente.
Les marchés de taux ont peu réagi après ces publications. Le rendement de l’obligation souveraine à dix ans américaine grappillait 2 points de base, à 4,14%, et celle à deux ans avançait d’autant, à 4,34%, vers 15h30. Les marchés actions européens restaient nettement dans le vert et Wall Street a ouvert proche de l'équilibre. Le S&P 500 gagnait 0,03% et le Nasdaq Composite reculait de 0,16%.
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
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