L’inflation américaine a ralenti à 2,6% en novembre
L’indice PCE mesurant les prix liés aux dépenses de consommation des ménages américains, l’indicateur préféré de la Réserve fédérale (Fed) en matière d’inflation, a augmenté en novembre de 2,6% sur un an, après 2,9% en octobre, et reculé de 0,1% sur un mois, a annoncé vendredi le département du Commerce (US Bureau of Economic Analysis, BEA). Il s’agit de la première diminution mensuelle depuis juillet 2022, les prix des biens ayant diminué de 0,7%, compensant une augmentation de 0,2% des services.
L’indice PCE de base, soit hors alimentation et énergie, a progressé en novembre de 3,2% sur un an et de 0,1% sur un mois, contre une hausse de 3,4% sur un an et 0,1% sur un mois en octobre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal attendaient une hausse de l’indice de base de 3,3% sur un an et de 0,1% sur un mois pour novembre.
Les taux remontent légèrement
Le rapport du département du Commerce indique également que les dépenses des ménages américains ont crû de 0,2% sur un mois en novembre, tandis que leurs revenus ont augmenté de 0,4%. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur une hausse de 0,3% des dépenses et sur une hausse de 0,4% des revenus sur un mois en novembre.
Les dépenses des ménages avaient augmenté de 0,1% sur un mois en octobre, et non de 0,2% comme initialement été annoncé, tandis que leurs revenus ont crû de 0,3%, alors que l’estimation précédente faisait état d’une progression de 0,2%. Les dépenses en services ont encore augmenté davantage que les dépenses en biens grâce à l’inflation (c’est l’inverse en prix réels). Avec une contribution particulière des services liés au logement (utilities), des services de restauration et d’hébergement.
«Les données sur les revenus et les dépenses personnelles de novembre sont encourageantes, montrent que la croissance de la consommation réelle - le cœur de l’économie - ralentit pour atteindre un rythme plus durable au quatrième trimestre, a commenté Michael Pearce chez Oxford Economics. En même temps, les pressions inflationnistes, y compris l’inflation soi-disant persistante des services, continue à fondre. Cela commence vraiment à ressembler à… un atterrissage en douceur (soft landing).»
En réaction à ces publications, le rendement de l’obligation souveraine américaine à dix ans a grimpé de 4 points de base (pb), jusqu’à 3,91% vendredi après-midi. En sens inverse, l’inflation a plutôt renforcé la probabilité d’une baisse du taux Fed Funds en mars, de 83% à 87% selon l’outil FedWatch sur les marchés de futures (CME).
A lire aussi : La Fed consolide le rebond des secteurs mal aimés de la Bourse
Plus d'articles du même thème
-
L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
Tokyo et Washington se sont coordonnés la semaine passée pour soutenir le yen. Cette intervention rare, dans laquelle Scott Bessent, le secrétaire d’Etat au Trésor américain, a joué les premiers rôles, dénote un risque majeur pour les marchés de taux mondiaux. -
Le marché de l’emploi se stabilise aux Etats-Unis
Les données du rapport Jolts de juin montrent un léger recul des postes à pourvoir mais une hausse des embauches et un nombre de licenciements inchangé. Une bonne nouvelle pour la Fed avant les données de juillet publiées ce vendredi. -
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- Xavier Niel entre au capital d'Edenred
Contenu de nos partenaires
-
« Cette campagne va être d’un niveau de manipulation inouï » : Gabriel Attal à son tour ciblé par la désinformation russe
Après Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe, c'est au tour du candidat Renaissance d'être visé par une manipulation russe sur la plateforme X -
EXCLUSIF« Les critiques contre X sont le fait d’une frange opposée à la liberté d’expression »
Le patron de X France dénonce une hostilité particulière en France contre le réseau social détenu par Elon Musk, visé par une enquête judiciaire, et défend les efforts de modération et de transparence de la plateforme -
CouscoussièrePourquoi la classe politique reste si dépendante au réseau social X
Malgré les appels au boycott, le réseau social d’Elon Musk demeure incontournable avec près de 600 millions d’utilisateurs actifs. Seuls quelques puristes à l’image de Sandrine Rousseau ont migré sur Bluesky, sacrifiant un peu de leur visibilité médiatique au nom de leurs valeurs.