L’idée d’une contre-offre canadienne sur TMX pénalise le projet du LSE

Selon la presse locale, Toronto-Dominion Bank, National Bank of Canada et CIBC chercheraient le soutien de fonds de pension
Tân Le Quang

Les opposants à la «fusion entre égaux» qui lie le LSE et TMX prépareraient une contre-offensive pour garder l’opérateur boursier dans le giron canadien. Après les recommandations faites fin avril par le comité spécial de l’assemblée législative d’Ontario sur les questions sensibles liées aux risques post-fusion menaçant l'économie du Canada notamment en matière de gouvernance, de contrôle et de réglementation les marchés nord-américains bruissent désormais de l’idée d’une surenchère sur TMX et TSX Venture Exchange, une contre-offre émanant de plusieurs banques canadiennes et d’un fonds de pension local, propriétaires de la plateforme de trading alternative Alpha Group, le concurrent direct de TMX.

De fait, Toronto-Dominion (TD) Bank, National Bank of Canada (NBC) et Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC), qui s’étaient publiquement prononcés contre la fusion anglo-canadienne lors des audiences de mars, chercheraient, selon la presse locale, à obtenir le soutien des plus grands investisseurs institutionnels du pays. Ainsi deux des quatre institutions approchées l’Ontario Teachers’ Pension Plan, Alberta Investment Management, Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB) et la Caisse de dépôt et placement du Quebec auraient exprimé leur intérêt. RBC et la Banque de Montréal, elles, conseillent respectivement le LSE et TMX.

Le président d’Alpha Group, Jos Schmitt, a cependant récemment démenti la rumeur selon laquelle la plateforme serait l’initiatrice d’unc surenchère sur TMX. Alpha Group a été créé en 2007 par neuf institutions financières locales, à savoir BMO Nesbitt Burns, Canaccord Capital, CIBC World Markets, CPPIB, Desjardins Securities, Scotia Capital, National Bank Financial, RBC Dominion Securities, et TD Securities. La plateforme, qui cherche à avoir le statut de marché réglementé, détenait en février 16% du marché actions canadien, contre 67% pour TMX, selon Thomson Reuters.

Mais ces rumeurs pénalisent le LSE qui prévoit d'échanger une action TMX contre 2,9963 de ses propres actions. Le cours de TMX dépasse désormais la valeur offerte en actions LSE, effet de change compris. Elle se traitait lundi à 39,4 dollars canadiens, alors que la Bourse de Londres propose l'équivalent de 39,33 dollars canadiens.

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