Les superviseurs pressés de se mobiliser sur le risque climat
Le gouverneur de la Banque de France, Francois Villeroy de Galhau a prononcé le discours d’ouverture de la première conférence « International Climate Risk Conference for Supervisors » devant ses homologues superviseurs financiers de plus de 30 pays, le 6 avril à Amsterdam. A cette occasion, s’est également exprimé Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Financial Stability Board.
L'évènement était co-organisé par l’ACPR.
François Villeroy de Galhau a évoqué les moyens de mieux évaluer les risques de long terme liés au climat, mais aussi de mieux anticiper et identifier les opportunités liées au financement de la transition, et appelé à mettre en place des obligations de reporting des risques liés au climat pour les banques et assureurs européens, des pénalités pour la détention d’actifs intensifs en carbone, et des stress-tests climatiques pour toutes les institutions financières. Selon lui, 13% des actifs de crédit des banques françaises sont exposés au risque
De son côté Mark Carney a alerté les superviseurs sur les « impacts catastrophiques » liés au changement climatique, souligné les dangers que poserait une transition précipitée vers l’économie bas-carbone, et estimé que la responsabilité des superviseurs était de « mettre le système financier dans son ensemble en position de s’ajuster de façon douce, efficace et ordonnée à mesure que les politiques climatiques évoluent », ce qui implique que le marché soit mieux informé sur les risques et opportunités liés au climat Il a aussi annoncé que la TCFD (« task-force on climate-related financial disclosures » du G20) poursuivrait son action jusqu’en 2019 et proposerait des ressources pour guider les acteurs financiers dans la mise en œuvre de ses recommandations en matière de transparence financière.
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