Les relances budgétaires pourraient ouvrir d’autres perspectives à la BCE
L’Allemagne a cependant décidé lundi de financer une partie de son plan via des dettes courtes.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Fabrice Anselmi
Les nouvelles émissions d’obligations allemandes devraient donner un peu d’air à la BCE.
-
Crédit ECB Robert Metsch.
Au milieu des mauvaises nouvelles, les mesures budgétaires massives envisagées par la zone euro pourraient ouvrir de nouvelles perspectives à la Banque centrale européenne (BCE). Ce fut en tous cas un espoir quand l’Allemagne a détaillé, lundi, son programme de soutien à l’économie de 750 milliards d’euros, avec notamment 156 milliards de budget supplémentaire, auxquels s’ajouteraient 100 milliards destinés à la banque publique KfW, qui pourrait elle-même emprunter jusqu’à 200 milliards pour fournir des crédits aux entreprises (et 400 milliards de garanties sur des prêts aux entreprises en difficulté par un fonds de stabilité).
Cela laissait envisager une forte augmentation des émissions de dettes de ce pays qui n’en émettait plus de nouvelles depuis 2013, ce qui réduirait la pression à court terme sur les limites de la BCE : «Sans aller jusqu’à des extrêmes, la banque centrale ne devrait plus atteindre sa limite de 33% de détention de la dette de cet émetteur souverain aussi vite que prévu avec sa décision de dupliquer son programme d’achats APP par un plan d’urgence (PEPP) spécial depuis le 19 mars», espérait Frédérik Ducrozet, stratégiste de Pictet Wealth Management.
L’économiste devait cependant rapidement réviser ses projections quand l’agence de la dette allemande (Finanzagentur) a précisé ne prévoir d’augmenter qu’assez peu ses obligations de long terme, finançant une partie du nouveau budget par des papiers courts (bills) que la BCE n’achète pas. «Ces projections dépendent de pas mal d’inconnues entre écart du programme souverain (PSPP) aux clés de capital, répartition entre PSPP et CSPP, répartition entre dettes centrales et dettes régionales ou d’agences nationales, mouvements de prix, etc.», décrypte Frédérik Ducrozet.
D’autres pays pourraient être amenés à émettre des montants élevés sur des périodes de temps courtes, comme les Pays-Bas et le Portugal qui, pour d’autres raisons, risquent aussi d’être touchés par la limite théorique. L’Italie, dont la BCE pourrait décider de racheter plus de dette si elle change sa clé de répartition en tenant compte de la crise sanitaire, est moins concernée puisque la banque centrale détient seulement 21% de son immense dette (2.400 milliards). Ces 33% par pays correspondent à la minorité de blocage en cas de restructuration au regard des clauses d’action collective (CAC) prévues depuis 2013.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
Les prix du gaz naturel sur le marché européen ont bondi à un plus haut depuis 2023, ravivant le spectre d’une nouvelle crise énergétique. Les stocks de cette source d’énergie toujours très importante pour l’Europe, car pilotable, sont au plus bas.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit