Les niveaux de décote sur augmentations de capital suivent une pente descendante
ING et Lloyds assurent. Avec des décotes respectives de 37,3% et 38,6% sur leurs cours ex-droit, les deux groupes font en sorte que leurs augmentations de capital avec droits préférentiels de souscription (DPS) se déroulent le mieux possible. L’ampleur de cette décote va toutefois à l’encontre du phénomène observé ces derniers mois.
«En France, on assiste à une baisse du niveau de décote sur le cours ex-droit, qui va de pair avec la baisse générale de la volatilité sur les marchés», rappelait la semaine dernière Cyril Michel, responsable de l’activité ECM pour la France chez HSBC, lors d’une conférence organisée par Bfinance (voir graphique).
Les deux notions sont liées. Dans une augmentation avec DPS, la décote n’a pas pour but d’appâter le chaland: l’offre est réservée en priorité aux actionnaires existants, qui peuvent se dédommager de leur dilution en vendant leurs droits. Son niveau doit en revanche permettre d’absorber la volatilité des marchés et du titre, et d’éviter que le cours de l’action ex-droit ne se rapproche dangeureusement du prix de souscription, voire ne passe en dessous. L’échec serait alors assuré, la valeur du DPS devenant nulle et leurs détenteurs n’ayant aucun intérêt à souscrire à l’offre.
Grâce à la confiance retrouvée des marchés actions, BNP Paribas, la Société Générale et Axa ont ainsi pu réaliser leurs levées de fonds à des niveaux de décote inférieurs, de 27-28%, alors que ceux-ci dépassaient les 40% pour les opérations réalisées au printemps 2009. Ces chiffres témoignent aussi d’une meilleure santé par rapport à ING et Lloyds, qui ont dû être massivement secourues par les Etats néerlandais et britannique. Il reste que les décotes ne sont toujours pas retombées à leur niveaux d’avant-crise, sous les 20%.
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