Les marchés relativisent le confinement
Alors que la volatilité avait connu un petit pic de fièvre ces derniers, face à la dégradation rapide des données sanitaires en Europe, les marchés financiers ont ouvert dans le calme jeudi matin, au lendemain de l’annonce des tours de vis en France et, dans une moindre mesure, en Allemagne.
A 13h10, l’indice Stoxx Europe 600 reculait de 0,5%, à 340,5 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 cédaient respectivement 0,8% et 0,7%. A Francfort, le DAX 30 abandonnait 0,5%, et à Londres, le FTSE 100 perdait 0,4%.
A Wall Street, le contrat à terme sur le Dow Jones perd 0,4%, celui sur le S&P 500 recule de 0,1% et le contrat sur le Nasdaq 100 gagne 0,2%.
Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé mercredi soir qu'à partir de vendredi et jusqu’au 1er décembre au moins, les Français ne pourront sortir de chez eux que pour aller travailler, se rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire des courses essentielles ou prendre l’air à proximité du domicile. Les mesures mises en oeuvre doivent être précisées par le gouvernement dans la journée.
Moindre impact que le premier confinement
« L’absence de nouvelle réaction violente des marchés au moment des annonces peut [...] s’expliquer par le fait que ce confinement, même s’il aura un impact économique évident, est toutefois plus ‘souple’ que celui du printemps avec une revue au bout de 15 jours pour en mesurer l’efficacité », indique Alexandre Baradez, responsable analyses marchés d’IG France, dans une note.
« Le confinement auquel sera soumise la France dans le mois qui vient n’implique pas l’incarcération quasi-complète de la population comme au printemps dernier. [...] Sous l’hypothèse que l'économie soit à nouveau libérée en décembre, nous estimons que l’impact sur le produit intérieur brut (PIB) réel sera une contraction d’environ 4,5% au quatrième trimestre, un choc certes très fort, mais environ trois fois moindre que durant le confinement de mars à mai », estime Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo BHF.
En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a également dévoilé des mesures draconiennes pour lutter contre le virus, dont la fermeture des bars, restaurants, discothèques, salles de sport et de spectacle.
Aux Etats-Unis, près de 79.000 nouveaux cas de coronavirus ont été signalés mercredi, un nombre dépassant la barre des 70.000 pour le deuxième jour consécutif, selon les données compilées par l’université Johns Hopkins.
L’euro perd 0,4% face au billet vert, à 1,1704 dollar.
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