Emmanuel Macron : sauver l’économie, malgré tout
Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir un nouveau confinement en France, lors d’une allocution télévisée depuis l’Elysée. Il prendra effet à partir de jeudi minuit, «au moins» jusqu’au 1er décembre. Avec pour objectif de contrer la «deuxième vague» épidémique liée au Covid-19. «Il faut mettre un coup de frein brutal aux contaminations, ou les services de réanimation seront saturés», a-t-il expliqué.
Face à une épidémie qui a fait plus de 35.000 morts en France, il a dit son souci de protéger les plus âgés, les plus jeunes, les soignants, les plus modestes mais aussi l'économie.
«Les mesures prises ne suffisent plus», a-t-il souligné. Une cinquantaine de départements sont soumis à un couvre-feu depuis une dizaine de jours, mais le nombre de contaminations explose en France comme en Europe : l’Hexagone a enregistré 36.437 nouveaux cas de contamination par le coronavirus et 244 décès en 24 heures mercredi, soit un total de 35.785 morts depuis le début de la pandémie.
Mais l’Elysée cherche à sauver l’économie, malgré tout. Cette fois, les crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts, contrairement à l’enseignement supérieur. Les entreprises resteront elles aussi ouvertes, avec du télétravail «là où c’est possible», a indiqué le président sans plus de détails. Les usines, les exploitations agricoles, les bâtiments et travaux publics continueront de fonctionner. C’est là le grand changement par rapport au précédent confinement en France, l’essentiel du pari pour sauver l’économie. «L’activité continuera avec plus d’intensité», a dit Emmaniuel Macron. «L'économie ne doit ni s’arrêter ni s’effondrer».
En outre, le «quoi qu’il en coûte» présidentiel sera renforcé. Les aides de l’Etat pour les entreprises seront maintenues voire amplifiées. Certes, tous les commerces «non essentiels» tels que les bars et les restaurants seront fermés. Mais un point d'étape sera fait dans 15 jours et certains commerces non essentiels pourraient alors rouvrir, «en particulier dans cette période si importante avant les fêtes de Noël», a nuancé le président.
Les aides de l’Etat pour les entreprises seront maintenues voire amplifiées. Pour les plus petites d’entre elles fermées administrativement, par exemple, «une prise en charge jusqu'à 10.000 euros par mois de leur perte de chiffre d’affaires» est prévue.
«Les salariés et les employeurs qui ne peuvent pas travailler continueront à bénéficier du chômage partiel et nous compléterons par des mesures de trésorerie pour les charges et les loyers», a-t-il aussi détaillé.
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