Les marchés chinois profitent de l’apaisement des tensions commerciales
Pour jauger l’effet des négociations commerciales sino-américaines sur la confiance des investisseurs il suffit de regarder la réaction des marchés, à l’annonce du simple report du relèvement des droits de douane américains sur les importations chinoises. L’indice large CSI 300 des actions chinoises de classe A cotées sur le marché onshore a progressé de 5,95% suite à l’annonce avec un montant d’échanges qui a atteint 1.000 milliards de yuans. Une première depuis 2015, année de la bulle des actions chinoises. La performance respective des indices de Shanghai, de Shenzhen et du ChiNext atteint ainsi 20, 24% et 25% depuis le début d’année, la plus forte au monde, et très nettement supérieure à celle de 11%, pourtant élevée, affichée par l’indice MSCI Emergents.
Après les deux jours passés par le vice-premier ministre chinois Liu He ce week-end à Washington, le report de l’entrée de la hausse des droits de douane, de 10% à 25%, sur 200 milliards d’importations chinoises aux Etats-Unis a constitué un soulagement pour l’ensemble des marchés mondiaux, et surtout en Chine. Le ton semble en outre très positif, puisque le président américain met en avant des «progrès substantiels» concernant la propriété intellectuelle, les transferts de technologie, l’agriculture, les services, et les devises. Si aucune nouvelle date butoir n’a été fixée, les investisseurs profitent de ce répit, alors que le rythme de croissance du commerce mondial a déjà subi un fort ralentissement à 3,3% l’année dernière, après 4,7% en 2017, selon les chiffres de l’office statistique néerlandais publiés hier.
«S’il ne s’agit certainement pas de la fin des négociations, avec certains domaines où un accord paraît très difficile, la suspension de la hausse des droits de douane américains et la probabilité d’accord pérenne constituent une nouvelle positive pour les échanges internationaux, pour l’activité des deux pays, ainsi que pour l’économie mondiale plus généralement», estime Oxford Economics. Ce mouvement a cependant à peine permis aux actions chinoises de rattraper leur retard, par rapport à la performance moyenne des marchés émergents, l’indice de Shanghai restant en recul de plus de 10% depuis début 2018, et inférieur de 40% à ses plus hauts de 2015. Les mesures de relancede l’économie en Chine, qui ont déjà commencé à porter leurs fruits, contribuent cependant également à soutenir les marchés mondiaux.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. 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