Les fusions-acquisitions moins bien valorisées sur le segment intermédiaire
Le segment intermédiaire des fusions-acquisitions continue de souffrir. C’est du moins ce qui ressort de la dernière étude de Thomson Reuters portant sur le mois d’avril et les transactions inférieures à 500 millions de dollars.
Cette dernière met en effet en lumière la chute de la valorisation des opérations inférieures à 500 millions de dollars qui ont été réalisées. En l’espèce, au niveau mondial, le ratio moyen de valorisation des transactions par rapport à l’Ebitda de l’année en cours est tombé à 7,9, contre 12,4 il y a un an. Une tendance qui a été encore plus forte dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) où le ratio n’est plus que de 6,8 (-48 %), malgré la bonne performance de l’ensemble Allemagne, Autriche et Suisse dont le multiple a doublé, à 15.
Cet effondrement a en fait peu ou prou suivi l'évolution des marchés. Car la moyenne des primes sur le cours des titres durant les quatre semaines précédant l’annonce d’une opération est de fait restée stable dans la région EMEA (-0,4 point à 30,9 %), voire, est ressorti en légère hausse au niveau mondial (+1,7 point, à 33,3 %), où tous les secteurs ont progressé sur ce point, à l’exception des secteurs financiers, des biens de consommation de base et des produits de haute technologie.
Par ailleurs, alors que sur les trois premiers mois de l’année, le niveau de l’ensemble des transactions sur le mid-marketa été divisé par près de deux, en avril, le nombre d’opérations a reculé de 18 % dans la seule région EMEA, pour tomber à 4.656 opérations, pour une valeur totale de 42,1 milliards de dollars contre 75,2 milliards il y a un an. Un recul d’ailleurs particulièrement marqué en France, associée au Benelux dans l’étude, où seulement 77 opérations ont été conclues pour 270 millions de dollars, contre 156 transactions valorisées à 3,3 milliards en avril 2008, soit son plus bas niveau depuis juillet 1989.
Conséquence de ces replis, les commissions perçues ont également baissé. Sur l’ensemble de la région EMEA elles sont passées de 4,2 à 1,6 milliard de dollars, pendant qu’elles se contractaient de plus de 76 %, à 302,1 millions de dollars dans la zone France-Benelux. Pour cette dernière, seules des petites opérations ont généré des commissions, puisqu’aucune transaction comprise entre 100 et 500 millions de dollars n’y a été enregistrée le mois dernier.
Plus d'articles du même thème
-
La Médiation des entreprises publie un guide pour soutenir la trésorerie de la filière BTP
Ce guide pratique, élaboré avec les acteurs de la filière, propose des outils pour sécuriser et fluidifier la chaîne de paiement entre professionnels du secteur. -
Les hedge funds signent leur meilleur premier semestre depuis 2021
Les hedge funds ont continué de battre des records en juin selon HFR, fournisseur américain de recherche et d’indices sur les fonds alternatifs liquides.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Le cercle des initiésDéfense : le joli coup de Thales avec la pépite française des drones sous-marins
L’Agefi et l’Opinion passent toutes les semaines au laser des entreprises ou des secteurs qui ont fait l’actualité -
« Un sujet de préoccupation » : EDF et ses centrales nucléaires au défi des canicules à répétition
Pour la deuxième fois en trois semaines, des réacteurs nucléaires sont arrêtés jeudi alors que la canicule s’intensifie. Si la pénurie ne menace pas, EDF doit adapter ses infrastructures. -
Au tableau« Nous aurons assez de professeurs » : les limites de l’autosatisfecit du gouvernement
La réforme de la formation des enseignants permettra, selon le gouvernement, de combler le manque d'effectifs au mois de septembre. Les syndicats sont divisés