Les aides d’Etat ont représenté 1,7 % du PIB de l’Union européenne en 2008
Publiée hier par la Commission européenne, la mise à jour du tableau de bord comptabilisant les aides d’Etat accordées en 2008 aux 27 pays membres de l’Union indique que ces derniers ont mis en œuvre des mesures de soutien public (subventions, recapitalisations, prêts et garanties) d’une valeur nominale de 958 milliards d’euros sur un montant total autorisé de 3.360 milliards, soit un taux d’utilisation de 29%. Seuls 13 Etats membres ont indiqué que ces mesures liées à la crise avaient déjà été mises en œuvre l’année dernière, comprenant presque toujours (à l’exception de la Suède) une partie considérée comme aide d’Etat. Cette aide d’Etat s’est élevée au total à 212,2 milliards d’euros, soit 1,7% du PIB de l’Union.
Le tableau ci-joint présente un panorama de la situation des principaux pays concernés par ces mesures. L’Irlande se détache à la fois par l’importance des soutiens accordés en terme absolu et par rapport à son PIB (19,2% dont près de la moitié pour le seul secteur bancaire). En revanche seulement 10% des montants reçus relevaient de l’aide d’Etat, une proportion bien inférieure à l’Allemagne (28%), au Royaume-Uni (34%) ou a fortiori aux Pays-Bas (82%) en raison de l’importance prise par les recapitalisations du secteur bancaire dans ce pays.
Soulignant la restructuration du secteur financier désormais bien avancée, la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes a également salué les efforts déployés depuis quelques mois «pour rediriger les aides d’Etat vers l’économie réelle et vers des objectifs horizontaux d’intérêt commun comme la recherche, le développement et l’innovation».
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