Les Bourses européennes s'apprêtent à ouvrir dans le rouge
-
AdobeStock
Les marchés d’actions européens reculent vendredi à l’ouverture alors que les cours du pétrole grimpent, les investisseurs craignant un embrasement du conflit au Moyen-Orient après des informations de presse sur une possible attaque d’Israël contre l’Iran.
En début de matinée, le CAC 40 baissait de 0,6%, le DAX abandonnait près de 1% et l’Euro Stoxx 50 perdait 0,8%. En Asie, les principaux indices étaient également à la peine. A Tokyo, l’indice Nikkei 225 a abandonné 2,7%, accusant ainsi sa plus forte baisse en pourcentage depuis septembre 2022. Le Hang Seng perdait 1,3% en fin de séance à Hong Kong et l’indice chinois Shanghai Composite cédait 0,4%.
A Wall Street, le contrat à terme sur l’indice Dow Jones perdait 0,6%, tandis que ceux sur le S&P 500 et le Nasdaq 100 reculaient respectivement de 0,7% et 0,9%.
Parallèlement, le contrat de juin sur le Brent de mer du Nord s’adjugeait 1,71 dollar, ou 2%, à 88,82 dollars le baril, et le contrat de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex avançait de 1,70 dollar, ou 2,1%, à 84,87 dollars le baril.
L’Iran a activé ses systèmes de défense aérienne et annulé des vols, ont rapporté les médias d’Etat, alors que des explosions ont été signalées dans le pays, qui se prépare depuis plusieurs jours à une éventuelle attaque israélienne.
Les autorités israéliennes avaient prévenu ces derniers jours qu’elles riposteraient à l’attaque massive de drones et de missiles menée par l’Iran sur son territoire, risquant d’entraîner les deux pays dans une escalade qui pourrait déboucher sur une guerre régionale.
Note abaissée
Evoquant ces risques géopolitiques, l’agence de notation S&P Global Ratings a abaissé dans la nuit de jeudi à vendredi la note de la dette souveraine d’Israël de «AA-" à «A-". S&P a assorti cette note d’une perspective négative, reflétant les risques que le conflit militaire s’intensifie et «affecte les paramètres économiques, budgétaires et de balance des paiements d’Israël de manière plus significative que nous ne le prévoyons actuellement».
Les Etats-Unis ont pour leur part adopté de nouvelles sanctions contre l’Iran, une mesure visant à bloquer le programme de drones de Téhéran et à réduire son revenu national.
Les Bourses mondiales étaient déjà sous pression avant les explosions entendues vendredi matin, à la fois en raison des tensions géopolitiques et des propos restrictifs tenus récemment par les responsables de la Réserve fédérale (Fed) américaine, qui amènent les investisseurs à penser que les taux aux Etats-Unis resteront à un niveau élevé pendant une période prolongée.
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Si la guerre en Iran pénalise davantage leurs rivaux asiatiques, les acteurs du Vieux Continent restent confrontés à une perte structurelle de compétitivité.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Alors que plus de 350 records mensuels de température ont été battus ou égalés, le Premier ministre réunira jeudi 28 mai plusieurs ministres pour faire le point sur la préparation des services de l’État face à la canicule
A Gabriel Attal, on pose des questions sur Edouard Philippe. A Philippe, des questions sur Attal. Les attalistes reprochent aux philippistes de multiplier les attaques. La primaire que la droite n'a pas su organiser s'impose de facto