L’emploi déçoit aux Etats-Unis avec 160.000 postes créés en avril
C’est la deuxième statistique de poids en-dessous des attentes en huit jours. Après la croissance pour le premier trimestre, les créations d’emplois en avril aux Etats-Unis ont été inférieures aux niveaux espérés, faisant craindre un ralentissement plus marqué qu’anticipé de l'économie du pays.
En avril, 160.000 emplois ont été créés dans le secteur non-agricole, soit beaucoup moins que ce qu’ont anticipé les économistes interrogés par Reuters (202.000). C’est la progression la plus faible enregistrée depuis 7 mois dans le pays.
Les statistiques de l’emploi pour février et mars ont également été revues à la baisse, de 19.000 postes au total. Le taux de chômage se stabilise quant à lui à 5%.
Plus inquiétant, le taux de participation à la population active, c’est à dire la part des Américains qui occupent un emploi ou en recherchent activement un, a diminué de 0,2 point à 62,8% en avril. Il avait augmenté de 0,6 point depuis le creux à 62,4% touché en septembre.
Le salaire horaire affiche quant à lui une progression de 0,3%, culminant en rythme annuel à 2,5% après 2,3% en mars. Cela reste toutefois loin des 3% nécessaires pour permettre de se rapprocher de l’objectif d’inflation de la FED à 2%. La nouvelle hausse des taux de la Réserve Fédérale anticipée par de nombreux économistes en fin d’année pourrait de fait être repoussée après ce ralentissement.
D’autant qu’il y a seulement quelques jours la publication des premières estimations de la croissance américaine du premier trimestre laissait apparaître un net ralentissement avec une progression du PIB de 0,5%, la pire performance de l'économie américaine depuis deux ans.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Donald Trump prolonge sa guerre commerciale
L’administration américaine a instauré de nouveaux droits de douane de 10% ou 12,5% au nom de l’article 301 du Trade Act contre le travail forcé. Un cadre juridique qui inscrit la guerre tarifaire dans la durée. -
Donald Trump impose de nouveaux droits de douane à 60 pays
Alors que les précédents droits imposés par les Etats-Unis sont arrivés à échéance, Washington a utilisé une autre législation, en lien avec le travail forcé, pour maintenir ses barrières douanières.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
- Tiré par sa banque d'investissement, BNP Paribas annonce des profits en forte hausse
- La BCE suit la boussole des marchés
- Les taux français à 10 ans passent la barre des 4%
- Olivier Gavalda succède à Daniel Baal à la Fédération bancaire française
- BNP Paribas tient les promesses faites aux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
OpportunismeRomance entre Lula et Xi sur fond de défiance entre le Brésil et les Etats-Unis
Le gouvernement fédéral est prêt à un accord dé libre-échange entre la Chine et les pays du Mercosur -
Série (11/28)Un été d'essais politiques : Marchais, le dernier dinosaure
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
Série d'étéMoi, Christian Gollier, président : « Je signe l'Accord de Pékin qui crée une taxe carbone mondiale »
SERIE. L'Opinion a demandé à Christian Gollier de se glisser dans la peau du locataire de l'Elysee. L'économiste imagine que les électeurs français et européens, chauffés à blanc par les canicules de l'été 2026 et fatigués par l'impuissance des partis traditionnels, portent au pouvoir les scientifiques du climat.