Le voile se lève sur les perdants du krach pétrolier
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
stockage pétrole
-
Image par Mohamed Aly de Pixabay
L’effondrement des prix du baril de pétrole en début de semaine, avec un passage inédit en territoire négatif des prix du contrat de mai 2020 sur le brut léger américain (WTI), se fait sentir chez les opérateurs de marché. Le courtier américain Interactive Brokers a enregistré une provision de 88 millions de dollars (81 millions d’euros) pour couvrir les pertes de ses clients, selon un communiqué publié mardi soir.
Certains clients détenaient des positions longues en contrats futures sur le WTI traités sur les plateformes du CME et d’ICE Europe. Lundi, le prix des contrats de mai a enregistré une variation de près de 60 dollars à la baisse, pour toucher le niveau inédit de -37,63 dollars. Ce prix a servi à calculer les appels de marge sur ces contrats, et a occasionné chez ces clients des pertes supérieures à leur capital. Interactive Brokers a dû couvrir la différence, 88 millions, de sa poche.
Lors d’une conférence téléphonique dédiée aux analystes financiers, le patron du courtier, Thomas Peterffy, a indiqué qu’Interactive Brokers avait 15% des positions ouvertes sur le contrat de mai. «Il y a d’autres personnes qui ont divers problèmes, en lien avec des exchange-traded notes (ETN) et des fonds qui détiennent des futures sur le pétrole», a ajouté le financier, en ajoutant que face à ces positions perdantes, «il y a aussi un ou plusieurs gros gagnants.»
L’ETF US Oil en panique
Certains fournisseurs de produits indiciels cotés qui répliquent la performance du pétrole ont aussi dû prendre des mesures d’urgence. Barclays a ainsi annoncé la liquidation le 30 avril d’un des ETN de sa gamme iPath. A la différence des ETF, les ETN ne sont pas des fonds mais des titres émis par une institution financière.
Le fonds indiciel coté United States Oil Fund (USO), qui pèse 4 milliards de dollars et avait largement collecté récemment, a modifié en urgence son portefeuille. L’ETF n'était plus exposé au contrat de mai, mais détenait lundi l'équivalent de 137 millions de barils à recevoir pour l'échéance de juin, soit 24% du total des contrats traités sur le CME. USO a indiqué qu’il avait refermé mardi une partie de ces positions sur juin, pour se reporter sur les échéances de juillet (55% de son portefeuille) et d’août (5%).
La taille des positions d’USO était un motif d’inquiétude pour le marché, car le prix du contrat de juin a lui aussi plongé pour finir à 11,57 dollars mardi, même s’il enregistre mercredi un rebond de 16% à près de 22 dollars après les propos belliqueux de Donald Trump à l'égard de l’Iran.
Les résultats du géant du transport maritime ont profité d’une forte hausse des volumes et d’un redressement des prix au deuxième trimestre. De quoi compenser les perturbations dues au conflit en Iran.
Les Etats-Unis ont arrêté leurs frappes sur l’Iran pour laisser sa chance à la diplomatie. Le cours du Brent s’éloigne des 100 dollars touchés la semaine dernière mais il demeure très volatil.
Brut ou raffiné, le pétrole importé du Moyen-Orient s’est tari avec la guerre contre l’Iran, contraignant la France à en acheter davantage aux Etats-Unis et au Kazakhstan, mais aussi au Nigeria, à la Norvège ou à Israël.
Sous la pression de ses proches et alors qu'il affiche un léger retard dans l'électorat féminin, Edouard Philippe revendique désormais sa volonté de conjuguer son projet pour 2027 « au masculin comme au féminin »
Depuis 2017, les moyens consacrés aux services d'incendies et de secours ont augmenté en euros constants. Mais le principal financeur, les départements, estiment être incapables d'aller plus loin
Comme attendu, l'activité a rebondi au deuxième trimestre malgré les effets de la guerre en Iran sur les prix des carburants. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee entrevoyait une croissance plus forte.