Le secteur de la santé reste une valeur sûre des M&A en Europe
Sanofi Aventis refait parler de lui sur le front des fusions et acquisitions. La rumeur laisse entendre que le groupe pharmaceutique étudierait une transaction de grande ampleur, d’au moins 20 milliards de dollars, aux Etats-Unis. Sanofi a déjà annoncé sept acquisitions beaucoup plus modestes en 2010.
Une telle opération renforcerait le poids de la santé sur le marché du M&A. En Europe, le secteur a représenté 17,1% des transactions annoncées au premier semestre avec 131 rapprochements représentant un volume total de 40,4 milliards de dollars, selon Mergermarket. Soit sept fois plus, en valeur, qu’au premier semestre 2009. L’acquisition en janvier par Novartis de la participation de 52% que Nestlé détenait dans Alcoa pour 26,3 milliards a représenté la plus grosse opération tous secteurs confondus dans le monde. Le rachat par Teva de l’allemand Ratiopharm pour près de 5 milliards a constitué l’autre transaction emblématique du semestre sur le Vieux Continent.
Au niveau mondial, le secteur de la pharmacie et de la santé glisse au quatrième rang des pourvoyeurs de deals, avec une part de marché de 11,2%. Les secteurs de l’énergie et des utilities, les services financiers et l’industrie lourde le devancent.
Le dynamisme du secteur de la santé en Europe se retrouve aussi dans les volumes de prêts syndiqués, selon Dealogic. Ceux-ci atteignaient 21,5 milliards de dollars en Europe à la date du 7 juillet, soit une hausse de 86% en un an, avant même la signature par Sanofi d’un prêt de 7 milliards d’euros, alors que les volumes dans le reste du monde sont en baisse. Des concours qui pourraient encore croître s’ils devaient financer des acquisitions et non pas, comme dans la plupart des grosses syndications du semestre, refinancer d’anciens prêts.
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