Le président de la Fed affiche sa détermination à lutter contre l’inflation
La Réserve fédérale américaine (Fed) est «fortement déterminée» à faire reculer l’inflation, qui a atteint son plus haut niveau depuis 40 ans, et les responsables politiques agissent «rapidement pour y parvenir», a déclaré mercredi son président.
«Il est essentiel que nous fassions baisser l’inflation si nous voulons avoir une période prolongée de bonnes conditions du marché du travail qui bénéficient à tous», a dit Jerome Powell dans une déclaration préparée en vue de son audition devant la commission bancaire du Sénat américain.
Il a ajouté que le rythme des prochaines hausses de taux continuerait de dépendre des indicateurs et de l'évolution des perspectives économiques.
Encore 0,75 point fin juillet ?
La Fed a relevé ses taux de 150 points de base au total depuis la mi-mars, dont 75 points pour la hausse la plus récente, décidée la semaine dernière, quelques jours après l’annonce d’une inflation encore plus forte qu’attendu en mai aux Etats-Unis.
Une nette majorité des économistes et analystes interrogés depuis par Reuters s’attendent à une nouvelle hausse de taux de trois quarts de points lors de la prochaine réunion de la banque centrale, fin juillet, puis à une hausse d’un demi-point en septembre.
Au total, selon l’enquête, l’objectif de taux des fonds fédéraux («fed funds»), le principal instrument de politique monétaire américaine, pourrait atteindre 3,25%-3,50% en fin d’année, contre 0%-0,25% jusqu’en mars.
Jerome Powell a indiqué mercredi que les décisions de la Fed seraient prises réunion après réunion alors que l’inflation évolue bien au-dessus de l’objectif de 2%, l’indice des prix à la consommation (CPI) étant ressorti en mai en hausse de 8,6% en rythme annuel.
«Notre objectif est vraiment de ramener l’inflation à 2% alors que le marché du travail reste solide (...) Ce qui devient davantage évident, c’est que de nombreux facteurs que nous ne contrôlons pas vont jouer un rôle très important pour décider si cela est possible ou non», a-t-il dit la semaine dernière, citant parmi ces facteurs la guerre en Ukraine et les problèmes d’approvisionnement à travers le monde.
«Il y a un chemin pour nous pour y arriver. Il n’est pas plus facile, il devient plus difficile», a-t-il toutefois ajouté.
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