Le nombre d’émetteurs en défaut aura atteint un niveau inédit en 2009
Le nombre d’émetteurs obligataires corporates ayant subi un défaut n’aura jamais été aussi élevé qu’en 2009. Ce fut le cas selon Moody’s pour huit sociétés le mois dernier, portant le nombre total de défauts de l’année à 250. Davantage déjà que pour n’importe quelle autre année complète, alors qu’à fin novembre 2008 le compteur de l’agence indiquait 80 victimes.
Pour autant, la fin de 2009 devrait coïncider avec la fin d’un cycle pour les taux de défaut. Après avoir vivement progressé au cours des premiers trimestres de l’année, leur ascension s’est essoufflée. Seul le taux de défaut constaté en Europe a ainsi poursuivi sa hausse au mois de novembre, à 10,1% contre 9,4% un mois auparavant. Les taux observés aux Etats-Unis et pour l’ensemble du monde sont eux restés stables, à 13,7 et 12,7%. C’est la première fois depuis décembre 2007 que le taux mondial ne progresse pas d’un mois sur l’autre.
Signe d’une embellie à venir selon l’agence, le taux d’émetteurs dont la dette se négocie à des niveaux de souffrance a reflué le mois dernier, de 22,6 à 19,7%. Et Moody’s d’anticiper que les taux de défaut constatés dans le monde et aux Etats-Unis ont d’ores et déjà atteint un plus haut. Ils devraient s’élever à 12,2 et 13,1% à fin décembre 2009. Celui du Vieux Continent culminera alors à 10,2%.
Sans l’ombre d’un doute pour Moody’s, les trois indicateurs concèderont dès lors l’an prochain un repli significatif, selon un scénario de rétablissement «modeste» de l’économie mondiale, pour atteindre en novembre 3,3% sur le Vieux Continent, 4,3% outre-Atlantique et 3,9% dans le monde. Car les émetteurs de rang spéculatif ont retrouvé depuis quelques mois le chemin des marchés de capitaux et la capacité de refinancer leur dette.
Plus d'articles du même thème
-
Le rial iranien en perdition
Retrouvez comme chaque semaine, le coup d'oeil de DeftHedge sur le marché des changes. -
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
Engie poursuit son recentrage en préparant son désengagement du nucléaire belge
Cohérente avec la stratégie de l’énergéticien, cette décision reflète aussi la volonté du gouvernement de Bart De Wever d’avoir les mains libres pour mettre en œuvre sa politique énergétique. La lettre d’intention signée entre les deux parties marque le début d’un long processus de négociation.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
Survivalisme« Sans primaire, ce sera l’apocalypse chez nous » : chez les Ecologistes, Marine Tondelier acculée par ses opposants internes
Le « there is no alternative » à la primaire de Marine Tondelier ne suffit pas à ramener l’ordre dans la maison écologiste. A mesure que l’illusion d’une candidature commune se dissipe, la numéro 1 des Verts se voit contrainte de sortir de l’ambiguïté : peut-elle faire cavalier seul en 2027 ? Si oui, en a-t-elle les moyens ? Sinon, derrière qui se ranger pour négocier un accord législatif sans se renier ? -
CastagneAu Sénat, le report d'une note sur un pesticide vire au pugilat
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique -
Seine colèreEnseignement libre : la gauche tentée de rallumer la guerre scolaire en commençant par Paris
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035.