Le marché des IPO semble avoir passé son point bas
Le marché des IPO repart sur une tendance positive. Confirmant le très léger mieux observé au deuxième trimestre, il a enregistré un rebond assez franc au troisième trimestre avec des volumes de 37,8 milliards de dollars, bien loin du creux de 1,4 milliard touché en début d’année (voir illustration).
Les chiffres avancés par Ernst & Young (d’après Dealogic et Thomson Reuters) montrent toutefois que la crise est loin d’être effacée. Avec 149 opérations, le marché reste très loin de ses performances des années précédentes. Et signe supplémentaire de sa fragilité, il est particulièrement dépendant des zones émergentes. 63 % des volumes du trimestre proviennent de Chine. Plus largement, l’Asie représente aujourd’hui 80 % du nombre d’opérations et 84 % des montants levés. L’Europe ne pèse plus que 0,5 % et l’Amérique du Nord 12 %. Il y a quatre ans, l’Asie ne comptait que pour 15 % des volumes.
On peut bien évidemment y voir l’effet de la redistribution des cartes au sein du paysage économique mondial. Et comme le souligne Ernst & Young, les groupes émergents n’hésitent plus à se coter dans leur pays (Londres n’a pas accueilli de groupe étranger en 2009). Mais ces statistiques prouvent surtout selon Ernst & Young qu’il n’y a pas encore de reprise mondiale dans les IPO.
Pour l’avenir, le cabinet décèle quelques signes encourageants concernant l’appétit pour le risque aux Etats-Unis, avec des projets d’IPO. En Europe aussi, le sentiment s’améliore. En témoignent les plans d’Aviva pour Delta Lloyd. Pour autant Ernst & Young n’attend un quatrième trimestre véritablement soutenu qu’en Asie. La reprise en Europe ne viendra selon lui qu’en 2010.
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