Le « FSI PME » jouera le rôle d’apporteur de fonds propres aux PME
Le gouvernement souhaite la rencontre entre le Fonds Stratégique d’Investissement (FSI) et Avenir Entreprises, filiale commune de CDC Entreprises (elle-même filiale de la Caisse des dépôts) et d’Oséo (la banque publique d’aide aux PME). Les liens étroits entre les différentes entités permettraient de constituer un guichet unique pour les PME, nommé «FSI PME», ont confirmé plusieurs sources à L’Agefi. Aujourd’hui, Avenir Entreprises a en effet pour actionnaires CDC Entreprises et Oséo, et pour souscripteurs, le FSI, Oséo ainsi que la Banque européenne d’investissement (BEI).
Avenir Entreprises utiliserait son assise territoriale dans sept grandes villes de province (Nantes, Lille, Nancy, Dijon, Lyon, Montpellier et Toulouse) pour détecter les besoins locaux des PME prometteuses pour le compte du FSI, qui ferait ensuite son entrée au capital des entreprises pour soutenir leur compétitivité. Selon La Tribune, une soixantaine de personnes employées dans la nouvelle structure seront chargées d’identifier et de faire remonter les besoins vers le FSI.
Le champ d’action du «FSI PME» portera sur l’apport de fonds propres aux entreprises pour des inférieurs à 10 millions d’euros. Selon l’Elysée cité dans Le Monde, «il ne s’agit pas de les fusionner. Banquier, c’est différent d’investisseur, mais nous voulons qu’ils travaillent mieux ensemble sur le terrain». Oséo gardera son rôle de financements de projets, via notamment son programme ISI qui a financé 73 projets en cinq ans pour un montant de 1,473 milliard d’euros.
Pour l’heure, les travaux sur le sujet sont encore au stade de la réflexion, et les gains qu’un tel projet pourrait générer impossibles à mesurer. Néanmoins, les craintes d’un resserrement des conditions de crédit des banques aux petites entreprises ne sont certainement pas étrangères à une telle initiative. Par ailleurs, à l’heure de la volonté d’une convergence franco-allemande, comment ne pas voir la volonté de s’inspirer du «Mittelstand» allemand. Le réseau d’entreprises intermédiaires (ETI), très compétitives et très exportatrices fait les beaux jours du commerce extérieur du pays. Aujourd’hui, la France compte 4.600 ETI, soit trois fois moins qu’en Allemagne.
En parallèle, Oséo a annoncé hier la signature d’un accord avec Total pour le financement des entreprises innovantes dans les domaines technologiques intéressant le groupe pétrolier.
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