Le CAC 40 grimpe, soulagé après les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle
Les indices actions européens évoluent en ordre dispersé à la mi-journée, le marché parisien profitant de la hausse des valeurs bancaires alors que les investisseurs analysent les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Sur les autres marchés, les investisseurs débutent sur une note prudente une semaine qui sera notamment marquée par la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
A 12h05, l’indice Stoxx Europe 600 perdait 0,4%, à 459,1 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 prenaient respectivement 0,8% et 0,7%. A Francfort, le DAX 40 reculait de 0,5% et à Londres, le FTSE 100 cédait 0,3%.
Dans le même temps à Wall Street, le contrat à terme sur l’indice Dow Jones (DJIA) perdait 0,1% et celui sur le S&P 500 cédait 0,3%. Le contrat à terme sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, reculait de 0,8%.
Si les résultats du premier tour de l'élection présidentielle rassurent les investisseurs, en particulier les investisseurs étrangers, les marchés «ne doivent pas être complaisants», prévient Xavier Chapard, économiste de La Banque Postale Asset Management (LBPAM). Emmanuel Macron a réalisé un score meilleur qu’anticipé, cependant, «nous pensons que la probabilité d’une élection de Le Pen est limitée mais loin d'être nulle, et qu’elle n’a pas vraiment changée après les résultats du premier tour des élections», souligne le responsable. «Nous continuons de penser que la volatilité sur les actifs français devrait rester élevée jusqu’au deuxième tour dans deux semaines» même si «leur potentiel de baisse est plus limité qu’en 2017», conclut Xavier Chapard.
La guerre en Ukraine et les sanctions internationales contre la Russie continuent par ailleurs de préoccuper les marchés. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réunissent lundi pour discuter d’un nouvel ensemble de mesures visant Moscou. Les 27 restent cependant divisés sur un embargo sur le pétrole et le gaz russe, certains pays, dont l’Allemagne et l’Italie, étant très dépendants des hydrocarbures russes.
Sur les autres marchés
- Le rendement de l’obligation du Trésor américain à dix ans, le titre de référence du marché, monte à 2,756%, contre 2,659% vendredi soir. Le rendement du Bund allemand à dix ans s'établit à 0,780%, contre 0,707% vendredi soir. Le rendement de l’OAT française à dix ans avance à 1,275%, contre 1,242% vendredi soir.
- L’euro prend 0,5% face au billet vert, à 1,0928 dollar.
- Les cours du pétrole reculent. Le contrat de juin sur le Brent de mer du Nord perd 2,43 dollars, à 100,35 dollars le baril, tandis que celui de mai sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex cède 2,55 dollars, à 95,71 dollars le baril.
Valeurs à suivre
- Société Générale (+6,9%) a annoncé lundi avoir cessé ses activités de banque et d’assurance en Russie, et avoir conclu un accord en vue de céder la totalité de sa participation dans sa filiale russe Rosbank et les filiales d’assurance de cette dernière à Interros Capital. «L’impact de la cession de Rosbank et des activités d’assurance en Russie sur le ratio de capital CET1 du groupe devrait être d’environ 20 points de base sur la base de la valeur patrimoniale au 31 décembre 2021», a indiqué la banque française dans un communiqué.
- ALD (+1,5%), filiale spécialisée dans le financement longue durée de véhicules de Société Générale, a de son côté annoncé que ses entités en Russie et au Bélarus ne concluraient plus de nouvelles transactions commerciales.
- TotalEnergies (+3,2%) a signé avec ses partenaires du site Cameron LNG aux Etats-Unis un protocole d’accord portant sur l’extension du terminal de production et d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL). Le protocole d’accord «concerne la construction d’un quatrième train d’une capacité de production maximale de 6,75 millions de tonnes de GNL par an (Mtpa) et l’augmentation de 5% de la capacité de 13,5 Mtpa des trois premiers trains par dégoulottage», a indiqué TotalEnergies.
- Les groupes audiovisuels TF1 (+0,3%) et M6 (+2%) ont conclu des accords avec le groupe Altice Media en vue de lui céder les chaînes de télévision numérique terrestre TFX et 6ter dans le cadre de la réalisation de leur projet de fusion. Les deux transactions restent soumises à l’accord de l’Autorité de la Concurrence et de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), ainsi qu'à la réalisation du projet de fusion entre TF1 et M6, ont indiqué les deux groupes.
- Le directeur général de Twitter (-4,4% en préouverture à Wall Street), Parag Agrawal, a annoncé dimanche que Elon Musk, le directeur général de Tesla (-3,6%) qui a récemment pris une participation de 9,2% dans le réseau social, ne rejoindrait finalement pas son conseil d’administration.
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Montluçon - En mode «Notre-Dame» pour rehausser la cadence: Emmanuel Macron égrène mercredi la méthode de l’Etat pour accélérer l’aboutissement de projets industriels et agricoles jugés stratégiques, à l’occasion d’un déplacement et d’un Conseil des ministres délocalisé dans l’Allier. Au milieu d’une actualité internationale chargée, entre la réception du président libanais à l’Elysée et un déplacement à Chypre et en Grèce, et alors que son gouvernement se débat entre les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et les gels de crédits budgétaires, Emmanuel Macron présidera la traditionnelle réunion hebdomadaire des ministres depuis Montluçon. Il se rendra ensuite à Échassières (Allier) pour inaugurer la mine de lithium de l’entreprise Imerys. Un vaste projet assis sur un des principaux gisements mondiaux de minerai de lithium qui devrait permettre, à partir de 2030, de produire 34.000 tonnes par an d’hydroxyde de lithium et équiper annuellement 700.000 voitures électriques. Une «incarnation de nos objectifs de souveraineté», qui «illustre concrètement la réduction des dépendances stratégiques européennes», a expliqué l’Elysée. Ce projet baptisé «Emili» figure parmi les 150 «grands projets stratégiques» (GPS) bénéficiant de toutes les attentions de l’Etat et des collectivités territoriales, initiative annoncée en novembre par le président lors du premier sommet «Choose France Edition France» et formellement lancée en janvier. Portés pour moitié par des PME et des ETI, ces 150 projets sont répartis dans 63 départements, pour 71 milliards d’euros d’investissement cumulé, et couvrent «l’ensemble du spectre industriel stratégique», selon l’Elysée: agroalimentaire, centre de données, biocarburants, batteries, santé, aéronautique, défense... Emmanuel Macron détaillera cette initiative lors d’une allocution depuis Échassières. Point d’orgue d’une séquence «riche de quelques obsessions présidentielles», au premier rang desquelles «la souveraineté industrielle», selon la présidence. «Partout en France» La reconstruction de la vénérable cathédrale de Paris tient lieu d’exemple à suivre en matière de simplification et d’accélération des procédures, tout comme les Jeux olympiques de 2024 qui avaient été précédés de loi de simplification. «Comment nous pouvons vivre dans une nation qui a su faire des Jeux olympiques et paralympiques extraordinaires en sept ans ? Comment on peut être dans une nation qui rebâtit Notre-Dame en cinq ans, et à qui on dit à un agriculteur qui veut étendre son poulailler, ça sera cinq ans?», s'était exclamé Emmanuel Macron en recevant des maires le 16 avril. «Méthode Notre-Dame, méthode Jeux olympiques, mais partout en France», donc. «On doit aller beaucoup plus vite en mettant les procédures en parallèle, en s’affranchissant des choses qui sont inutiles et des bureaucraties tatillonnes et en retrouvant un peu de la philosophie d’action» de ces deux grands chantiers, a expliqué le président. «Dans un souci de sobriété», a fait valoir la présidence, ne seront présents mercredi autour du chef de l’Etat et de Sébastien Lecornu que les ministres directement concernés par la séquence, à savoir Laurent Nuñez (Intérieur), Roland Lescure (Economie), Annie Genevard (Agriculture), Françoise Gatel (Aménagement du territoire), Sébastien Martin (Industrie) et Mathieu Lefèvre (Transition écologique). Le reste du gouvernement sera en visio-conférence depuis l’Elysée. MM. Martin et Lefèvre animeront une table ronde sur la simplification industrielle et environnementale, Mme Genevard une table ronde sur la simplification agricole et la souveraineté alimentaire. L’occasion pour la ministre d’aborder l’attendu projet de loi d’urgence agricole. Baptiste PACE © Agence France-Presse -
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