L’attractivité de Paris dans le monde a reculé en 2010
Les investissements mondiaux se concentrent dans les grandes capitales, en hausse de 14% en 2010, alors qu’ils reculent de 3% dans le monde, constate la deuxième édition de l’observatoire sur les investissements internationaux dans les principales métropoles mondiales, menée par Paris Ile-de-France Capitale Economique et KPMG.
Si 39% des investissements internationaux se concentrent toujours en Europe, devant l’Asie (28%) et l’Amérique du Nord (12%), l’Europe de l’Est (15%, + 2 points) se renforce face à l’Europe de l’Ouest (24%, -2 points). Un constat qui se traduit dans les investissements dans les métropoles. Si Londres conserve sa place de leader, Paris perd une place au détriment de Moscou, qui enregistre un doublement de ses investissements. Barcelone et Madrid perdent respectivement trois et une place (voir graphique). En revanche, «l’optimisme des investisseurs revient vis-à-vis des Etats-Unis, signe de reprise», souligne l’étude, avec le retour de New York dans le top 10, d’où elle était absente sur les cinq dernières années. A Paris, seuls 8% des investissements proviennent de pays hors d’Europe ou d’Amérique du Nord, contre 18% à Londres.
Paris perd une place pour les implantations de fonctions stratégiques (-32%) et se retrouve en cinquième position, derrière Shanghai, Londres, Hong Kong et Pékin. Et pour les quartiers généraux, la capitale française cède même deux rangs, pour s’établir à la sixième place, avec 8 implantations (-8%). En effet Amsterdam et San Francisco ont bondi aux seconde et troisième places, derrière Londres, avec respectivement 19 et 10 nouveaux quartiers généraux. Pour les centres de recherche, Paris conserve sa troisième place, mais avec une baisse de 25%.
{"title":"","image":"76978»,"legend":"attractivite des metropoles mondiales pour les investissements»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
KNDS reporte son introduction en Bourse
Le fabricant d’armes franco-allemand met en pause son projet de cotation à Paris et Francfort en raison des conditions de marché. -
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français