L’Allemagne promet un «vrai» débat budgétaire dans la zone euro en juin
L’Allemagne souhaite respecter les règles budgétaires communes à la zone euro car cela favorise la maîtrise de l’inflation, a déclaré lundi son nouveau ministre des Finances, Christian Lindner, ajoutant s’attendre à l’ouverture d’un « vrai débat » sur le sujet en juin.
S’exprimant devant la presse avant une réunion avec ses homologues de la zone euro à Bruxelles, son tout premier Eurogroupe, il a estimé que les règles budgétaires du Pacte de stabilité et de croissance européen avaient prouvé leur flexibilité pendant la crise du coronavirus.
«Mais il est temps désormais de reconstituer les réserves budgétaires, nous avons besoin de résilience pas seulement dans le secteur privé mais aussi dans le secteur public», a-t-il dit : «C’est pourquoi je suis très favorable à la réduction de la dette souveraine.»
Son homologue français, Bruno Le Maire, a pour sa part dit souhaiter des discussions «constructives» en estimant que «chaque Etat doit s’engager sur le respect d’un certain nombre de règles de façon à ce que la croissance soit durable».
Emmanuel Macron et le président du Conseil italien, Mario Draghi, ont récemment défendu dans une tribune commune une réforme des règles budgétaires européennes.
Plus d'articles du même thème
-
L’Europe limite pour l’instant sa réponse fiscale au choc pétrolier
Entre un choc pétrolier qui aurait peu d’effets négatifs sur la croissance en zone euro, et des Etats membres de l’Union européenne (UE) globalement très contraints dans leurs marges budgétaires, les réponses face au risque d’inflation énergétique causée par la guerre en Iran sont jusque-là restées très contrôlées. -
Le déficit public britannique est au plus bas depuis 2020
Le déficit 2025-2026 a diminué à 4,3%, soit près d’un point de pourcentage en moins sur un an, grâce à un niveau de recettes plus élevées. Mais le conflit au Moyen-Orient met les finances publiques britanniques sous pression. -
La France évalue le coût économique de la guerre en Iran à plus de 4 milliards d’euros
Le ministre de l’Economie et des Finances a réuni mardi plusieurs ministres avec le Comité d’alerte des finances publiques créé en avril 2025. Ce comité conclut que les recettes fiscales liées au carburant pourraient à peu près couvrir les aides déjà annoncées. Mais pas le coût économique total lié à la remontée de l’inflation, au ralentissement de la croissance et à la charge de la dette, évalué à 4,4 milliards d’euros.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle