Dans un entretien au magazine Focus, le chancelier Olaf Scholz s’est déclaré vendredi «surpris de voir à quel point certaines entreprises allemandes se sont rendues dépendantes du marché chinois et ont complètement ignoré les risques». De retour d’un voyage critiqué en Chine début novembre, le dirigeant allemand a exhorté à davantage de diversification en termes de fournisseurs et de matières premières.
Du côté des exportations, celles de l’Allemagne vers la Chine ont chuté depuis trois ans en volumes (tonnes de marchandises) selon les données de Destatis, et aussi en valeur depuis le sommet de 110 milliards de dollars en 2020 (86 en 2012). Le mouvement baissier se poursuit également concernant les exportations vers la zone euro et le Royaume-Uni.
La demande pour les biens allemands - plus haut de gamme - reste assez captive : «Pour l’ensemble des secteurs agrégés de l’industrie, l’élasticité prix à la demande des exportations en volume est presque deux fois inférieur en Allemagne (-0,4% de la demande pour une hausse de prix de 1%) qu’en France (-0,7%), rappelle Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez BNP Paribas. L’économie allemande reste l’une des plus innovantes - 5è pays avec 10% des brevets déposés dans le monde en 2020 -, et également l’une des plus en avance dans la digitalisation de ses processus de production, et dans l’automatisation avec 230.000 robots industriels.» Mais conserver cette compétitivité à l’export nécessitera de bien gérer la crise énergétique actuelle.
Premier partenaire économique des Etats-Unis, le Mexique a réussi à se mettre à l’écart de la guerre tarifaire de Donald Trump grâce à une attitude conciliante. Mais la dépendance vis-à-vis de son voisin apparaît aussi comme une vulnérabilité.
Le pays répond « au dollar près », aux droits de douane imposés par les Etats-Unis le 22 août. Le Canada met aussi en place des mesures de soutien interne.
Le produit intérieur brut à fin juin a finalement été gonflé par des exportations nettes supérieures aux attentes. L’indice Ifo montre aussi une amélioration du climat des affaires, et un début de reprise de l’économie allemande après plusieurs années décevantes.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Ce jeudi, à l’université d'été du Medef, les sept principaux candidats à l’élection présidentielle ont débattu sur les sujets économiques pendant trois heures
L'ancien Président se pose en candidat du rassemblement et attend son heure dans l'espoir que la primaire socialiste affaiblisse son principal rival, Raphaël Glucksmann
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