L’Afic prévoit une refonte de sa gouvernance à compter de juin
L’Afic (Association française des investisseurs en capital) se prépare à une refonte de sa gouvernance, mise en place il y a douze ans. Lors de la prochaine assemblée générale qui se tiendra en juin, l’association, sous l’impulsion de son président Hervé Schricke, proposera différentes mesures issues des réflexions d’un groupe de travail piloté depuis plusieurs mois par Xavier Moreno, président d’Astorg, comme l’a révélé le quotidien Les Echos. «Si les dispositions sont adoptées (…), elles prendront effet à l’issue de l’assemblée», indique l’Afic dans un document de consultation remis à ses membres, dont L’Agefi a obtenu une copie.
Parmi les principales évolutions, la durée du mandat du président, auparavant d’un an, serait portée à deux ans, en vue de faciliter le traitement et l’approfondissement des dossiers de place. «Dans un souci de continuité et de mise en œuvre rapide de la réforme, il est proposé de proroger le mandat de l’actuel président d’un an», soit jusqu’en juin 2012, indique l’Afic.
Le délégué général verrait ses pouvoirs renforcés en assurant la direction générale effective de l’association, tandis que le président se concentrerait sur la représentation de l’association auprès des tiers et sur les aspects de lobbying.
Autre révolution au sein de l’organisation, visant à mettre fin aux rôles non officiels confiés aux anciens présidents, «la fonction de président sortant serait abandonnée, de même que la désignation d’un vice-président ayant vocation à devenir le futur président», suggère le document.
Le bureau, qui regroupait auparavant ces trois fonctions, intégrera désormais un trésorier et deux vice-présidents, dont la mission sera d’épauler le président et le délégué général. Ces vice-présidents n’auront pas vocation à succéder au président. Ce dernier restera élu par le conseil d’administration, dont les administrateurs sont eux-mêmes élus par l’assemblée générale annuelle.
L’Afic, qui souhaite également mettre fin à la pratique des pouvoirs en blanc et des procurations confiées au président, entend par ailleurs mettre en place un comité stratégique, qui se réunira deux à trois fois par an afin d’éclairer le conseil sur les différents enjeux de la profession. La création d’un comité de sélection, chargé de choisir les candidatures aux fonctions de président, administrateur et membre de certains comités, est également proposée.
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