La Russie et l’Arabie saoudite propulsent le pétrole au-delà de 90 dollars le baril
La flambée repart de plus belle. Déjà porté vendredi dernier par la Russie et l’Arabie saoudite, le prix du pétrole est reparti à la hausse mardi, avec les mêmes acteurs à la baguette.
Le 5 septembre à 15h, le Brent a subitement bondi de 2,2% pour franchir la barre symbolique des 90 dollars le baril pour la première fois depuis le 18 novembre 2022. L’Agence de presse saoudienne et le le vice-président du gouvernement russe, Alexander Novak, ont tous les deux indiqué que leurs pays respectifs allaient maintenir leurs quotas inchangés jusqu’à la fin de l’année.
L’Arabie saoudite va ainsi prolonger sa baisse de production de 1 million de barils par jour (b/j) mise en place en juin dernier jusqu’en décembre, maintenant son exploitation à «seulement» 9 millions de b/j. La Russie continuera de son côté à réduire ses exportations d’or noir de 300.000 b/j lors des trois prochains mois.
+25% en trois mois
Les investisseurs anticipaient déjà une prolongation de ces baisses de production sur octobre, mais pas leur extension pour deux mois supplémentaires. La suppression de 1,3 million de b/j pour une durée prolongée dans un contexte de demande solide malgré les incertitudes économiques met le marché sous tension.
Dans ce contexte, «les prix du brut pourraient continuer à atteindre de nouveaux sommets cette année, même si les opérateurs surveillent encore la demande. À cet égard, le marché a été brièvement sous pression plus tôt dans la journée, les opérateurs réagissant à une série de données plus faibles que prévu en Europe et en Chine», indique dans une note Georges Pavel, directeur général chez Capex.com Middle East.
A 90,10 dollars, le Brent gagne désormais 25% en moins de trois mois. Depuis le début de l’année, sa hausse est toutefois limitée à 5%. Le WTI américain monte de 24% depuis mi-juin, à 86,8 dollars, et il avance de 8% depuis début janvier.
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