La première des opérations de TLTRO 3 ne répond pas aux attentes
Ce «faux départ» s’apparente à un problème de calendrier, qui a surpris dans une certaine mesure.
Publié le
Fabrice Anselmi
La première des opérations TLTRO 3 de la BCE n’a pas rencontré un vif succès.
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Crédit ECB Robert Metsch.
Malgré l’amélioration des conditions décidées la semaine dernière par la Banque centrale européenne (BCE), la première des sept nouvelles opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO 3) n’a attiré que 28 banques et 3,4 milliards d’euros de demandes jeudi, moins de 10% de l’opération de TLTRO 2 arrivée à échéance en début de semaine (32 milliards) alors que le marché s’attendait à ce que celle-ci soit ainsi largement refinancée. «Si les banques ont attendu le terme de l’opération de TLTRO 2 remboursée lundi, alors qu’elles pouvaient rembourser ces lignes à chaque trimestre, c’est bien qu’elles avaient besoin de liquidités», s’étonne Stéphane Déo, stratégiste chez LBPAM.
Pour s’en assurer, la BCE avait même, le 12 septembre en compensation de sa baisse du taux de dépôt - préjudiciable sur une partie des réserves bancaires excédentaires, étendu la durée des prêts TLTRO 3 de deux à trois ans, et amélioré les conditions décidées cet été en annulant la majoration de 10 pb sur le taux d’emprunt, situé entre le taux moyen des opérations principales de refinancement (MRO) et le taux moyen de dépôt sur la période - selon les efforts de la banque en matière de crédits entre mars 2019 et mars 2021. «Peut-être certaines ont-elles voulu attendre une nouvelle baisse du taux de dépôt (de -0,50% à -0,60%), alors que le coût des TLTRO 3 se calcule bien ‘en moyenne’ sur la période : participer dès le début permet aussi de bénéficier de cette baisse future», poursuit Stéphane Déo.
«La seule explication possible tient dans l’institution du nouveau système de ‘tiering’, à partir du 30 octobre, et peut-être à un trop court délai depuis le 12 septembre puisqu’une première participation aux TLTRO demande une notification deux semaines à l’avance», note Frédérik Ducrozet, stratégiste chez Pictet WM. D’ici au 30 octobre, toutes les réserves excédentaires seront «taxées» dès le premier euro à -0,50% (c’était déjà le cas à -0,40% avant le 12 septembre), alors qu’ensuite, les banques pourront avoir plus de liquidités, déposées à 0% dans la limite d’un multiple de 6 fois leurs réserves obligatoires, sans risquer que cela ne pèse sur leurs bénéfices, rappelle Jefferies. Au vu des remboursements sur les TLTRO 2, Frédérik Ducrozet estime la capacité d’emprunt des seules banques italiennes et espagnoles à 55-64 et 52-57 milliards, ce qui, avec les quelques banques des «pays cœur», devrait porter le programme au-delà de 100 milliards d’euros nets à la prochaine allocation, le 12 décembre.
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