La part des build-up dans l’activité des fonds LBO atteint un niveau sans précédent
Dans le sillage de la crise, la raréfaction des LBO en 2009 a conduit les fonds de capital investissement à travailler sur leur portefeuille existant. Les opérations de build-up (acquisition d’une société par un groupe sous LBO) ont ainsi atteint l’an passé une part historiquement élevée, de 32%, de l’ensemble des opérations réalisées par des fonds LBO, selon l’indicateur semestriel LBO Net, créé par Barclays Private Equity et se basant sur un suivi des LBO en France, hors opérations de recapitalisation et retournement.
Le nombre de build-up a toutefois reculé de 21% l’an passé, à 60. En excluant les build-up, le nombre d’opérations réalisées par des fonds LBO a reculé de 37% à 127. «Cela marque un retour sur les niveaux de 2003, avec 136 opérations réalisées», a indiqué Stanislas Gaillard, directeur de Barclays Private Equity France, à l’occasion d’une conférence de presse.
«Pour la première année, les opérations inférieures à 15 millions d’euros, présentées pourtant comme l’eldorado du private equity, ont affiché un recul de 6%», a poursuivi le dirigeant.
Les opérations de MBI (reprise d’une société par un ou plusieurs repreneurs extérieurs) et BIMBO (acquisition d’une société par un repreneur extérieur associé avec le management) ont représenté 15% des opérations, contre 8,7% en 2008.
Alors que les banques ont souvent été désignées comme principales responsables du quasi-arrêt des LBO, «l’absence d’opérations en 2009 est plus liée à un manque d’opportunités et de vendeurs, dans un contexte de baisse des prix, qu’à l’absence de dette», a relevé Gonzague de Blignières, coprésident de Barclays Private Equity Europe.
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