La BCE soutient l’euro et les rendements obligataires
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La Banque centrale européenne
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La Banque centrale européenne (BCE) pourrait modifier ses indications prospectives début 2018 pour mieux refléter la vigueur économique de la zone euro, selon les minutes de la réunion de décembre de la BCE publiées jeudi. Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro sont repartis à la hausse avec l’euro après la publication du compte rendu. Une telle modification, si elle entrait effectivement en vigueur dans les semaines ou les mois à venir, serait perçue comme une nouvelle étape vers le resserrement de la politique monétaire et donc vers une hausse des taux d’intérêt.
«Cela paraît cohérent, la BCE commençant à signaler une sortie du QE plus tard cette année, comme la Fed l’avait fait six mois avant de cesser ses rachats d’actifs», commente Mark Dowding, co-responsable du crédit investment grade chez le gérant d’actif Bluebay.
En fin d’après-midi, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, s’affiche à 0,581%, en hausse de plus de quatre points de base (pb), à un pic depuis fin septembre. Son équivalent pour l’OAT française de même échéance prend lui plus de 5 pb pour atteindre 0,86%, son plus haut niveau depuis fin octobre. La publication du compte rendu du Conseil des gouverneurs des 13 et 14 décembre a également fait grimper l’euro, qui prend 0,75% à 1,203 dollar. La vigueur de la monnaie unique européenne freine en revanche les Bourses de la zone euro. Paris a terminé en repli de 0,25% et Francfort de 0,61%.
Lors de sa réunion de décembre, le conseil des gouverneurs a «largement» convenu que la banque centrale devait modifier de manière progressive ses indications prospectives sur la trajectoire de la politique monétaire, selon les minutes. «Le langage appartenant à plusieurs dimensions de la politique monétaire et les indications prospectives pourraient être revus au début de l’année prochaine», indique le compte rendu de la réunion. La BCE devrait notamment cesser d’insister sur l’importance du QE et laisser entendre que le programme pourrait être retiré avant que l’inflation n’atteigne son objectif tout juste inférieur à 2%.
Le langage devrait évoluer «progressivement dans le temps pour éviter des mouvements soudains et injustifiés des conditions financières», selon les minutes. Un des responsables s’est plaint lors de la réunion de l'écart qui «semble apparaître entre des conditions économiques favorables et une politique (monétaire) qui reste en configuration de crise». Plusieurs membres de la BCE ont également «rappelé leurs réserves à l'égard de certains éléments des décisions adoptées lors de la réunion de politique monétaire d’octobre».
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
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