«La BCE entraîne déjà un effet rareté sur les actifs présumés éligibles»
Emmanuel Schatz, responsable crédit corporate & ABS chez Natixis AM
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Patrick Aussannaire
La BCE
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L’Agefi : Les rachats d’obligations corporates de la BCE pousseront-ils les investisseurs vers le high yield? Emmanuel Schatz : Le programme CSPP et l’augmentation du QE à 80 milliards d’euros par mois visent à amplifier le mouvement de baisse des taux et des spreads de crédit. Dans ce contexte, les actifs offrant le plus haut rendement, comme le high yield (HY), sont d’autant plus rémunérateurs comparativement aux dettes d’Etat ou à l’investment grade (IG). D’autre part, le CSPP, dont on ne connaît pas encore les modalités exactes, entraîne déjà un effet rareté sur les actifs présumés éligibles que sont les obligations d’entreprises non financières IG. Dès lors, les typologies connexes comme les financières ou le HY en bénéficient directement.
Quelle stratégie privilégiez-vous? Nous restons positifs sur le crédit, qu’il soit IG ou HY, financier ou non financier. En raison du CSPP, mais aussi parce que les valorisations nous semblent toujours assez attractives dans l’absolu, même après le fort rétrécissement des spreads des dernières semaines. Les rendements négatifs sur le monétaire et les titres d’Etat, notamment français et allemands jusqu’à 5 ans sont un autre facteur de soutien. Il convient bien sûr toujours de rester sélectif sur les secteurs et les émetteurs.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney