La Banque de France revoit à la hausse ses projections économiques
La Banque de France vient souffler un peu d’optimisme dans un marché déprimé par les difficultés du secteur bancaire. Dans ses dernières prévisions, l’institution a révisé à la baisse ses anticipations d’inflation et a doublé ses attentes sur la croissance pour 2023.
La Banque de France s’attend ainsi à une croissance de 0,6% pour l’année en cours, soit le double des 0,3% anticipés lors de ses projections du mois de décembre. «Après le net ralentissement fin 2022, la croissance économique en France devrait d’abord rester légèrement positive, sur un rythme trimestriel autour de 0,1 %. Puis le rythme de la croissance augmenterait progressivement en fin d’année», précise la Banque de France. Elle justifie la revue à la hausse de ses anticipations de croissance par des prix de l’énergie attendus à la baisse, une incertitude moins forte début 2023 et une croissance plus élevée de la demande mondiale adressée à la France (révisée de 0,4 point de pourcentage en 2023). Ces prévisions de croissance restent toutefois inférieures à celles de l’OCDE qui table sur une croissance de 0,7% pour la France en 2023.
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Une inflation plus basse au second semestre
L’inflation est attendue à 5,4% en moyenne pour la totalité de cette année, contre une prévision de 6% en décembre. En glissement annuel la Banque de France s’attend à ce que la hausse des prix atteigne 3,8% à la fin de l’année. Ce recul marqué de l’inflation au second semestre serait lié principalement à ses composantes énergie et alimentation. «En 2023, l’inflation en France commencerait à se replier : les tensions sur les prix des matières premières y compris agricoles se sont fortement atténuées au cours des derniers mois et cette détente se poursuivrait», estime la Banque de France, même si «des surprises au mois le mois sont toujours possibles».
L’institution s’attend toutefois à une «persistance accrue» de l’inflation des produits alimentaires au premier semestre 2023, «pouvant en particulier être renforcée par l’augmentation annoncée des prix payés par la grande distribution à ses fournisseurs pour les grandes marques, de l’ordre de 10 %», après la finalisation au 1er mars dernier des négociations entre les industriels et la grande distribution.
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