La décision de la banque centrale britannique, qui vise à freiner une inflation proche de 10% au Royaume-Uni, porte son taux directeur à 2,25%, contre 1,75% précédemment.
Si le comité de politique monétaire s’est prononcé à l’unanimité en faveur d’une hausse des taux, il a été partagé sur l’ampleur du relèvement, cinq membres ayant voté en faveur d’une hausse de 50 points de base et trois membres pour une hausse de 75 points de base. La neuvième membre du comité, Swati Dhingra, s’est prononcée pour une hausse de 25 points de base, selon les minutes de la réunion.
Les économistes étaient eux aussi divisés sur l’ampleur de la hausse de taux qu’annoncerait la BOE ce jeudi, certains estimant que le niveau de l’inflation aurait justifié un relèvement de 75 points de base.
La Banque d’Angleterre a par ailleurs confirmé qu’elle réduirait son portefeuille d’obligations d’Etat de 80 milliards de livres sterling (95,2 milliards d’euros) au cours des 12 prochains mois, comme annoncé en août.
Compte tenu du report d’une semaine de sa décision de politique monétaire, en raison de la semaine nationale de deuil prononcée après le décès de la reine Elizabeth II, la BOE commencera à vendre des obligations d’entreprises le 27 septembre, soit une semaine plus tard qu’initialement annoncé, a-t-elle indiqué.
Une équation économique complexe
La BOE est confrontée à une équation économique complexe au Royaume-Uni, le vaste plan de soutien aux entreprises et aux ménages annoncé au début du mois par la nouvelle Première ministre, Liz Truss, étant à la fois susceptible de freiner l’inflation, grâce au gel des prix de l'énergie pour les particuliers, et de relancer une économie qui était jusque là attendue en récession à la fin de l’année.
Alors que le gouvernement doit annoncer vendredi un nouveau «Plan de croissance», qui devrait apporter un soutien budgétaire supplémentaire à l'économie, la BOE a indiqué qu’elle évaluerait lors de sa prochaine réunion, prévue en novembre, l’impact des annonces à venir sur la demande et l’inflation, et déterminerait alors les implications pour la politique monétaire.
La BOE publiera en novembre de nouvelles projections économiques pour le Royaume-Uni. Grâce au plan énergie du gouvernement britannique, elle anticipe à présent un pic d’inflation légèrement inférieur à 11% en octobre, à comparer à un point haut de 13% attendu en août. En août, l’inflation outre-Manche a atteint 9,9%, après 10,1% en juillet.
Les Etats-Unis multiplient les initiatives visant à empêcher le marché obligataire de dicter seul le prix de leur dette, relève Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques d’Amundi Institute. Un parfum de "répression financière", déjà observée au XXe siècle, plane.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
Les aides gouvernementales à l’achat de carburant ont réduit la hausse des prix énergétiques mais l’inflation alimentaire est toujours élevée et pourrait encore augmenter dans les mois à venir.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Le gouvernement avait annoncé début juillet l'interdiction des téléphones portables dans les lycées mais il est impossible pour les chefs d'établissement de l'inscrire dans les temps dans le règlement intérieur
De la maternelle au lycée, 10 millions d’élèves seront interrogés cette année, dès la rentrée scolaire, sur les violences sexistes et sexuelles dont ils ont pu être victimes. Un moyen de renforcer l'Education nationale dans son rôle de sentinelle, sur fond de scandale dans le périscolaire