La Banque centrale européenne ne touche toujours pas à ses taux
La Banque centrale européenne (BCE) a une nouvelle fois laissé ses taux directeurs inchangés jeudi, comme attendu par les observateurs.
Le taux de rémunération des dépôts, le principal taux directeur de l’institution, est ainsi maintenu à 2%. Le taux des opérations principales de refinancement est toujours fixé à 2,15% et le taux de la facilité de prêt marginal à 2,40%.
«Le Conseil des gouverneurs est déterminé à assurer la stabilisation de l’inflation au niveau de son objectif de 2% à moyen terme. Il suivra une approche s’appuyant sur les données pour définir, réunion par réunion, l’orientation appropriée de la politique monétaire», a souligné la BCE dans son communiqué.
«L’économie continue de résister dans un environnement mondial difficile. La croissance est soutenue par le faible niveau de chômage, la solidité des bilans dans le secteur privé, le déploiement progressif des dépenses publiques supplémentaires consacrées à la défense et aux infrastructures et les effets bénéfiques des réductions passées des taux d’intérêt directeurs. Les perspectives restent cependant incertaines, en particulier en raison des incertitudes entourant les politiques commerciales au niveau mondial et des tensions géopolitiques», a indiqué la BCE.
A lire aussi : La BCE devrait maintenir son approche prudente
Inflation sous 2%
L’inflation dans la zone euro est tombée sous l’objectif de 2% à moyen terme de la BCE. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) ressort ainsi à 1,7% sur un an en janvier au sein de l’union monétaire, selon des données provisoires publiées mercredi par Eurostat. Il s’agit de son plus bas niveau depuis septembre 2024.
C’est en France, la deuxième économie de la zone euro, que l’IPCH est le plus faible en janvier, à 0,4% sur un an.
L’inflation dans la zone euro fluctuait entre 2% et 2,2% entre août et décembre.
La BCE avait déjà opté pour le statu quo lors de ses quatre dernières réunions. La dernière réduction des taux de l’institution monétaire remonte à juin dernier. Il s’agissait alors de la huitième en un an. De juin 2024 à juin 2025, la BCE avait ainsi divisé par deux son taux de rémunération des dépôts.
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