La BCE garde ses taux directeurs inchangés et relève ses prévisions de croissance
C’est le quatrième maintien consécutif décidé par l’institution de Francfort, qui affirme sa détermination à stabiliser l’inflation à 2% dans la zone euro. La banque centrale a relevé ses prévisions de croissance et de hausse des prix pour l’année prochaine.
La dernière baisse des taux de la BCE remonte à juin 2025
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BCE
La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses taux directeurs inchangés jeudi, comme attendu par les observateurs, mais a revu à la hausse ses prévisions de croissance.
Le taux de rémunération des dépôts, le principal taux directeur de l’institution, est ainsi maintenu à 2%. Le taux des opérations principales de refinancement est toujours fixé à 2,15% et le taux de la facilité de prêt marginal à 2,40%.
«Le Conseil des gouverneurs est déterminé à faire en sorte que l’inflation se stabilise à son objectif de 2% à moyen terme. Il suivra une approche fondée sur les données et réunion par réunion pour déterminer l’orientation appropriée de la politique monétaire», a souligné la BCE dans son communiqué.
L’inflation dans la zone euro s’est stabilisée à 2,1% en novembre sur un an, par rapport à octobre, après 2,2% en septembre et 2% en août.
La BCE avait déjà opté pour le statu quo lors de ses trois dernières réunions. La dernière réduction des taux de l’institution monétaire remonte à juin dernier. Il s’agissait alors de la huitième en un an. De juin 2024 à juin 2025, la BCE avait ainsi divisé par deux son taux de rémunération des dépôts.
Des prévisions d’inflation et de croissance relevées pour 2026
La BCE a procédé, à l’occasion de cette réunion de politique monétaire de décembre, à plusieurs ajustements dans ses prévisions. Elle prévoit désormais 2,1% d’inflation totale moyenne en 2025, 1,9% en 2026 puis 1,8% en 2027 et enfin 2% en 2028. En septembre dernier, ces prévisions étaient respectivement de 2,1% en 2025, 1,7% en 2026 et 1,9% en 2027.
«L’inflation a été revue à la hausse pour 2026, principalement car les services de l’Eurosystème anticipent désormais un tassement plus lent de l’inflation dans le secteur des services», a expliqué l’institution monétaire.
La BCE a également revu à la hausse ses prévisions de croissance. La BCE s’attend désormais à 1,4% de progression du PIB de la zone euro en 2025, 1,2% en 2026 et 1,4% en 2027 et 2028. En septembre dernier, ces prévisions étaient respectivement de 1,2% en 2025, 1% en 2026 et 1,3% en 2027.
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Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
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