Industries & Finances lève un troisième fonds dédié aux regroupements sectoriels
Dans un contexte difficile pour les levées de fonds de capital-investissement, certains acteurs spécialisés parviennent à tirer leur épingle du jeu. Industries & Finances a annoncé hier un premier closing à 60 millions d’euros pour son troisième fonds, lancé en juillet 2012 et dédié comme les précédents au regroupement sectoriel d’entreprises (build up). Il espère parvenir en juin au bouclage définitif du véhicule, avec un objectif final fixé à 125 millions d’euros.
Alors qu’Industries & Finances revendique un retour sur investissement supérieur à trois fois la mise, les limited partners associés au deuxième véhicule ont remis au pot, à hauteur de 85% des sommes levées par le troisième fonds. Environ 30 millions d’euros proviennent d’investisseurs internationaux. CDC Entreprises, CNP Assurances et Idinvest ont souscrit au titre du programme FSI France Investissement, aux côtés de Malakoff Médéric, du gestionnaire suisse de fonds de fonds Akina et d’un family office belge.
La société prend des tickets majoritaires dans des PME de tous secteurs et dont la valorisation peut aller jusqu’à 60 millions d’euros. Objectif: aider les sociétés à changer de dimension et à se transformer en entreprises de taille intermédiaire (ETI) grâce à des opérations de croissance externe ciblées.
Alors que le marché du LBO en France a connu un sérieux coup d’arrêt en 2012, avec une baisse de 20% des volumes, les opérations de build up constituent une voie de croissance possible. «Nous n’avons pas noté de baisse de notre ‘deal flow’ en 2012. En cette période de stagnation, les entreprises sont davantage à l’écoute de projets de regroupement sectoriel, car le champ des autres options se réduit», explique Emmanuel Harlé, qui a créé Industries & Finances Partenaires en 1999 avec Pierre Mestchersky.
L’an dernier, le groupe a réalisé trois investissements: Sainte-Lizaigne, spécialiste du matériel de distribution d’eau, LTM, un négociant de quincaillerie, et Daco, acteur de la distribution alimentaire. «2013 sera encore une année d’investissements plutôt que de sorties, car nos lignes en portefeuille ne sont pas arrivées à maturité», précise Emmanuel Harlé.
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