Glencore refinance de la dette à l’aube d’une entrée en bourse historique
BlackRock y croit. Le gérant, qui détient des obligations convertibles Glencore depuis une émission pour 2,2 milliards de dollars fin 2009, a indiqué mardi qu’il tablait toujours sur une IPO du groupe de matières premières pour le deuxième trimestre. BlackRock anticipe également une forte variation de son investissement. «Il est probable que nous verrons une évolution dans la valorisation de cet instrument alors que la perspective de l’IPO se rapproche (...)», a déclaré Evy Hambro, qui gère World Mining Trust, un fonds qui pèse 17 milliards de dollars.
«Cela pourrait être un changement substantiel en terme de valeur globale du fonds, avec un tel investissement détenu à une si faible valorisation». Le portefeuille de Mining Trust est investi à hauteur de 11% en titres de dette, les obligations convertibles Glencore représentant la première ligne de ce compartiment. Cet emprunt convertible valorisait en effet le groupe suisse à 35 milliards de dollars mais les dernières estimations font plutôt état d’une valeur d’au moins 60 milliards de dollars.
«Nous espérons que la société parviendra à atteindre une valorisation de marché qui nous permettra de modifier concrètement le prix auquel nous détenons l’investissement», a ajouté Evy Hambro. En dépit des événements récents survenus au Japon, Glencore maintiendrait son projet d’introduction en Bourse pour un montant de 10 milliards de dollars à Londres et à Hong Kong. Après avoir sélectionné huit banques (lire l’Agefi du 23 mars), le négociant doit se présenter dans la semaine devant le comité de cotation de la Bourse hongkongaise, selon des sources au fait du dossier citées par Reuters.
Parallèlement, et sans que cela ne comporte de lien avec l’IPO en préparation selon une source bancaire, Glencore optimise sa structure financière. Le groupe a lancé hier la syndication d’une facilité de crédit de 9 milliards de dollars destinée à remplacer et à allonger la maturité d’un crédit de 10,2 milliards de dollars signé en mai 2010. La principale ligne de crédit revolving, d’un montant de 8,37 milliards de dollars et d’une maturité de trois ans, sera prolongée d’une année, jusqu’en mai 2014. BNP Paribas, CA CIB, DBS Bank et Rabobank International ont été chefs de file et teneurs de livre de l’opération.
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