L’ex-président du Conseil européen, Donald Tusk, à la tête de la coalition centriste pro-européenne, a revendiqué la victoire.
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Photo European Union
Le parti nationaliste au pouvoir en Pologne, Droit et Justice (PiS), est donné gagnant des élections législatives de dimanche, mais en perdant sa majorité parlementaire, selon un sondage de sortie des urnes, laissant entrevoir l’hypothèse que l’opposition libérale tente de former une coalition gouvernementale.
Un sondage Ipsos crédite le PiS de 36,8% des suffrages, ce qui correspondrait à 200 élus au Parlement, composé de 460 sièges. La principale alliance de l’opposition, la Coalition civique (KO), est donné victorieuse de 31,6% des voix - soit 163 sièges.
En s’associant à la coalition de centre droit et au parti Nouvelle gauche, l’alliance libérale pourrait disposer de 248 sièges au Parlement.
Réparer les liens
«La démocratie a gagné (...) C’est la fin du gouvernement du PiS», s’est réjoui le chef de file de la KO, Donald Tusk, devant des membres du parti libéral.
Durant la campagne électorale, l’ancien président du Conseil européen a promis de réparer les liens entre Varsovie et Bruxelles, opposés sur plusieurs sujets dont l’indépendance du système judiciaire polonais, l’immigration et les droits LGBT.
Aux yeux de ses détracteurs, le PiS a renforcé l’influence politique sur les tribunaux et transformé les médias publics en outils de propagande depuis son arrivée au pouvoir en 2015.
L’Union européenne a gelé quelque 110 milliards d’euros de financements du fait de préoccupations sur la règle de droit en Pologne.
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