Crédit Agricole CIB cherche à rentabiliser son activité de recherche
«La recherche, c’est le diadème d’une entreprise de brokerage», déclarait en décembre dernier Jean-Yves Hocher, directeur général délégué de Crédit Agricole SA et directeur général de CA CIB (L’Agefi Hebdo du 16 décembre). Pas question donc, soutient la banque de financement et d’investissement de Crédit Agricole, d’abandonner ses courtiers Cheuvreux et CLSA. Elle vient néanmoins de céder un cinquième du capital de chacun au chinois Citic Securities.
Si les revenus du brokerage de CA CIB ont été «stables» l’an dernier, tirés par CLSA qui représente en Asie 9,5% du courtage actions effectué avec des contreparties locales, le produit net bancaire (PNB) de Cheuvreux, numéro sept en Europe, a diminué de 4% (à 190,3 millions d’euros), ses frais généraux ont augmenté de 7 %. En 2009, son PNB avait déjà chuté de 16% et son résultat net de 24% par rapport à 2008. Selon le rapport annuel de CA CIB, la contribution 2010 de Cheuvreux s’est établie à -18 millions d’euros, contre +50 millions pour CLSA. De quoi mettre en œuvre une réorganisation profonde côté européen, avec une expertise sectorielle.
La mutation de la recherche a débuté il y a deux ans. Selon le plan annoncé en septembre 2008 par CA CIB, qui fixait des objectifs communs à ses deux courtiers, Cheuvreux et CLSA ont aussi lancé une plate-forme d’exécution de grands ordres à 50/50 en juillet 2010. Aujourd’hui, CA CIB veut aller plus loin, avec une fusion à part entière. Des économies de coûts et de revenus en découleront, mais des investissements sont aussi nécessaires pour disposer d’une implantation suffisante à Londres et globaliser les outils. CACIB a donc encore des efforts à consentir pour «créer un leader mondial du courtage» (L’Agefi Quotidien du 10 juin), même s’il estime pouvoir bénéficier des flux de Citics.
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