Le groupe de luxe n’a pas atteint l’un des objectifs intermédiaires fixés par une des deux obligations durables au format SLB émises en septembre 2020.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Xavier Diaz
L’entreprise de luxe Chanel n’a pas atteint son objectif d’électricité renouvelable en 2021.
-
Photo Chanel.
L’objectif a beau être intermédiaire, et ne pas porter à conséquence, Chanel est l’un des premiers émetteurs d’obligations liées à la performance environnementale de l’entreprise (sustainability-linked-bonds, SLB) à manquer l’un de ces rendez-vous.
L’entreprise de luxe n’a pas atteint sa cible d’électricité renouvelable en 2021, peut-on lire dans son rapport de performance. Au lieu des 97% assignés dans son document d’émission obligataire, l’électricité utilisée était à 92% renouvelable (41% en 2018), indique le rapport climat pour 2021. «Le déploiement de solutions d’électricité renouvelable sur une grande variété de marchés mondiaux est une tâche complexe», souligne la société qui a expliqué à Bloomberg que compte tenu des «conditions sur certains marchés, dont la Corée du Sud, il a fallu plus de temps que prévu pour trouver la bonne solution pour passer à l'électricité renouvelable». Chanel, qui rappelle que cet objectif est un élément clé de son plan Chanel Mission 1,5°, se dit confiant dans son objectif de 100% en 2025.
Aucun frais pour le moment
Pour le groupe de luxe, qui a émis il y a deux ans 600 millions d’euros d’obligations SLB sur deux tranches, ce retard est pour le moment sans frais. Dans le cadre de ces opérations, l’entreprise émettrice définit des indicateurs de performance (KPI) et des objectifs à atteindre (SPT). Et si cette cible n’est pas atteinte, elle est pénalisée par une augmentation du coupon.
Des deux obligations émises, chacune d’un montant de 300 millions d’euros, l’une, à échéance juillet 2026, repose sur l’objectif d’électricité renouvelable. S’il n’est pas atteint en 2025, les détenteurs des obligations recevront une «prime» de 50 points de base (pb) sur un coupon de 0,5%, mais uniquement sur la dernière année de vie de l’obligation. L’autre souche, à échéance juillet 2031, repose sur des objectifs de réduction d’émission de CO2 sur les scope 1 et 2 et le scope 3. Dans ce dernier cas, l’entreprise a pris du retard alors que ses émissions ont augmenté en 2021 par rapport à 2018. L’effort est désormais de 13% par rapport à une réduction absolue de 10%. Là encore, la pénalité, de 75 pb, ne serait appliquée que la dernière année de l’obligation.
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
La probabilité d’une hausse de taux comme d’un statu quo en septembre est de 50%, alors que le rebond du pétrole a relancé les craintes d’une inflation persistante malgré un marché du travail au ralenti aux Etats-Unis. Les investisseurs scruteront l’inflation de juillet, publiée ce mercredi.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Si les fortes chaleurs induisent une baisse de la production hydroélectrique et nucléaire, celle-ci est en partie compensée par les chiffres records du solaire.
Les garants de la Constitution estiment que les dispositions dérogatoires d'usage de l'acétamipride et les articles liés à l'eau sont conformes au texte fondateur. Ils ne censurent que deux articles non centraux, l'un lié à l'élevage, l'autre à des servitudes d'urbanisme, et écartent quelques cavaliers législatifs.
Députés, anciens ministres, élus locaux… l’Opinion a recensé les personnalités qui souhaitent faire leur entrée (ou leur retour) au Sénat lors des élections prévues le 27 septembre.