Bruxelles détaille son veto à Tata Steel et Thyssenkrupp
La Commission européenne a officialisé mardi ce que Thyssenkrupp avait admis le mois dernier. Les services de la concurrence ont publié mardi leur veto à la création d’une coentreprise entre l’allemand Thyssenkrupp et l’indien Tata Steel dans l’acier en Europe, un accord dont le principe avait été annoncé en septembre 2017.
En mai, le conglomérat allemand avait estimé que les demandes de concession de la part de Bruxelles ne lui permettraient pas de mener à bien le projet. Il avait annoncé dans la foulée une revue complète de son projet de réorganisation.
Les services de la concurrence de Bruxelles estiment que cette concentration aurait conduit à augmenter les prix pour différents types d’acier. La Commission européenne avait auparavant exprimé son inquiétude quant à l’impact de la future joint-venture sur les marchés des pièces automobiles, des emballages tels que les canettes alimentaires et les aérosols, ainsi que des aciers magnétiques pour pièces d’ingénierie comme les transformateurs. Thyssen et Tata Steel auraient proposé de céder deux sites de fabrication d’aciers automobiles en Belgique et en Espagne, ainsi que les activités d’emballages du groupe indien en Belgique et en Grande-Bretagne.
L’opération, la plus importante du secteur dans la région depuis l’acquisition d’Arcelor par Mittal en 2006, devait créer un nouvel ensemble affichant un chiffre d’affaires combiné de 15 milliards d’euros. Les deux partenaires prévoyaient de dégager 400 à 500 millions d’euros de synergies annuelles, avec 4.000 suppressions d’emplois à la clé. La transaction avait déjà été retardée pour des questions de valorisation.
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