BP fait une acquisition à 4 milliards de dollars dans le biogaz
BP verdit un peu plus ses activités. Le géant britannique du pétrole s’offre un spécialiste américain du biogaz pour 4,1 milliards de dollars (4,18 milliards d’euros), dont 800 millions de dollars de dette nette.
Pour mettre la main sur Archaea Energy, l’énergéticien va payer 26 dollars par action, soit une prime de 54% sur le dernier cours de clôture du titre qui avait rejoint la Bourse New York en septembre 2021 via une fusion avec une société «chèque en blanc» (Spac).
Cette acquisition permet à BP d’accélérer sa stratégie de diversification dans des énergies renouvelables. Le groupe vise désormais «plus de 10 milliards de dollars» d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour ses activités de transition, contre «9-10 milliards de dollars» précédemment.
Valorisation élevée
En Bourse, les investisseurs affichent leur scepticisme. L’action BP est tombée dans le rouge lundi en réaction à l’annonce de l’opération. A 29 fois un Ebitda actuel de 140 millions de dollars, la valorisation retenue pour Archaea Energy est élevée même si les dirigeants du pétrolier, qui anticipent une forte croissance pour la société, estiment que le coût équivaut à quatre fois l’Ebitda attendu en 2027.
Dans une note citée par le Wall Street Journal, les analystes de Jefferies jugent en outre que cette acquisition pourrait réduire de 1,9 milliard de dollars l’enveloppe consacrée par BP à des rachats d’actions l’an prochain.
A l’inverse, l’action Archaea Energy s’envolait de plus de 50%, à 25,7 dollars, peu après l’ouverture de la Bourse new-yorkaise.
Plus d'articles du même thème
-
Météo et risques géopolitiques font grimper le prix des céréales
Les attaques contre des navires en mer Noire bloquent les exportations de blé, tandis que la sécheresse ou les pluies excessives dans certains pays producteurs, combinées à l’arrivée prochaine d’El Niño, font craindre une baisse sensible des récoltes. -
Les cours du pétrole reculent en amont d’un durcissement des sanctions contre l’Iran
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a déclaré que Washington imposerait les sanctions «les plus sévères» de l’histoire, une campagne inédite d’isolement économique visant à contraindre l’Iran et ses partenaires commerciaux à se conformer aux exigences américaines. Le trafic dans le détroit d’Ormuz reste très limité, et assez peu d’analystes imaginent un changement rapide. -
Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
Ce phénomène météorologique s’installe et risque de perturber les productions agricoles, énergétiques et minières dans différentes zones du monde. Un facteur déstabilisant qui s’ajoute aux effets du blocage du détroit d’Ormuz et aux tensions géopolitiques.
ETF à la Une
Laiqon propose une gestion de fonds assistée par l’IA dans un ETF
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- BNP Paribas déplore les manquements de la justice américaine dans le litige sur son rôle au Soudan
- Un super El Niño mettra à l’épreuve les marchés agricoles et énergétiques mondiaux
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Les émissions d’obligations d'entreprises reprennent de plus belle
Contenu de nos partenaires
-
CoulissesPrésidentielle : le plan de bataille du Medef
L'organisation patronale déploie une nouvelle stratégie pour imposer son agenda aux candidats à la présidentielle et asseoir son influence sur le débat public -
Message personnel« On se retournait, il était là » : l’hommage d’Emmanuel Macron à François Patriat
En saluant la fidélité de ce macroniste des origines, Emmanuel Macron souligne l'ingratitude de ceux de son camp qui veulent lui succéder à l'Elysée -
EditorialChefs d'entreprise, enrichissez-vous !
Tous partagent l'idée qu'il suffit d'aligner les promesses pour réguler l'économie par le haut