Swiss Life entend améliorer encore cette année son efficacité opérationnelle
Swiss Life compte bien rester en 2013 sur le chemin de la croissance rentable emprunté l’an passé. Le résultat opérationnel annuel, dévoilé hier, a ainsi progressé de 26% à 993 millions de francs suisses (815 millions d’euros), l’assureur suisse parvenant selon son directeur général, Bruno Pfister, à «de nouveau améliorer son efficacité opérationnelle».
Si le volume de primes a été stable à 10,7 milliards de francs, la marge sur les affaires nouvelles a progressé de 0,2 point à 1,4%. Surtout, le résultat sur investissements s’est établi à 5,7 milliards, correspondant à un rendement net en hausse d’un point à 4,8%. De quoi permettre une hausse de 8% de la provision technique à 138 milliards.
Swiss Life France a activement contribué à ce bilan, «dans un environnement de marché difficile», comme le souligne la filiale. Son président Charles Relecom s’est félicité du chemin parcouru «tant en termes de volume que de qualité des affaires». En témoigne le bond de 31% du résultat opérationnel à 131 millions d’euros. En assurance-vie particulièrement, la collecte «est restée positive», à 382 millions, pour un volume de primes «en retrait de 2% seulement» (1,84 milliard), «dans un marché quant à lui en recul de 8%».
Si le panorama opérationnel est encourageant, le résultat net du groupe a chuté l’an passé de 85% à 93 millions de francs sous le coup d’une dépréciation de 578 millions subie sur la filiale allemande de conseil AWD. Une ombre au tableau annoncée en novembre dernier concernant cette société acquise en 2008 pour 1,2 milliard d’euros. Bruno Pfister a qualifié hier d’extrêmement faible la probabilité de nouvelles dépréciations. Kepler Capital Markets souligne pourtant que l’activité d’AWD reste morose, après un recul de 13% des ventes en 2012 à 489 millions d’euros.
Les résultats engrangés en 2012 (passant par un ratio de solvabilité en progrès de 29 points à 242%) mettent en lumière selon le dirigeant les «fondations solides» dont dispose le groupe pour continuer à renforcer ses parts de marché. Gage de cette confiance, Swiss Life propose en dépit de la chute du résultat net le maintien du dividende unitaire de 4,50 francs. Confirmant son objectif d’un rendement des fonds propres de 8 à 10% à l’horizon 2015 (contre 8,6% en ajusté en 2012), l’assureur a promis pour le 23 mai la présentation d’une actualisation de son plan Swiss Life 2015, source de nouveaux gains opérationnels.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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