Scor teste sa résistance dans un environnement climatique erratique
Prudence est mère de sûreté. Une maxime qui a permis à Scor de dégager un résultat net de 330 millions d’euros en 2011 (soit 1,8 euro par action), certes en recul annuel de 21,1%, mais très largement supérieur au consensus Reuters de 280 millions. D’octobre à décembre, Scor a dégagé un bénéfice net de 102 millions d’euros, soit une baisse de 32,6% sur un an. «Des catastrophes telles que le séisme au Japon et les inondations en Thaïlande ont prouvé l’efficacité de la politique de protection du capital mise en place par Scor», s’est félicité le PDG du réassureur, Denis Kessler.
Scor a en effet dû faire face aux tremblements de terre au Japon et en Nouvelle-Zélande, aux tornades aux Etats-Unis, ainsi qu’aux inondations au Danemark, en Australie et en Thaïlande, qui ont eu un impact de 18,5 points sur le ratio combiné net du groupe (coût d’indemnisation des sinistres et frais généraux rapportés aux primes perçues). Celui-ci a atteint 104,5% fin 2011. Les inondations en Thaïlande ont à elles seules coûté à Scor 138 millions avant impôts. Le ratio combiné a néanmoins été ramené à 98,4% au dernier trimestre.
Les primes brutes ont progressé de 13,6% à 7,6 milliards d’euros en 2011. Une performance tirée par une hausse de 8,8% à 3,98 milliards des primes en non-vie, qui participent à hauteur de plus de la moitié au chiffre d’affaires global, ainsi que par un bond de 19,3% des primes brutes émises en réassurance-vie, soutenu notamment par l’acquisition du portefeuille mortalité de Transamerica Re, division américaine d’Aegon, dont la contribution au résultat s'élève à 131 millions. La marge technique «vie» a en outre été améliorée de 2,7 points à 8,1%.
Le portefeuille d’actifs de Scor a généré un rendement des actifs de 3,7%, contre 4,0% en 2010, alors que l’exposition aux dettes souveraines a été réduite de 11% sur l’année 2011. Le groupe précise n’avoir plus aucune dette souveraine des GIIPS (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne et Italie), ni de dettes émises par les Etats et municipalités américains.
Dans un environnement opérationnel «de plus en plus stochastique» et économique «incertain», Denis Kessler indique que Scor entend «continuer d’investir dans le futur». Le groupe va proposer de verser un dividende au titre de 2011 inchangé à 1,10 euro par action.
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