Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
- La fintech Revolut a reçu une autorisation conditionnelle de l’autorité américaine OCC pour sa future licence bancaire nationale.
- Pour un lancement prévu en 2027, l’entreprise doit encore obtenir l’accord de la Fed et de la FDIC.
- La banque américaine devra posséder un capital minimum de 95 millions de dollars et un ratio de levier d’au moins 10 %.
Ce n’est qu’une étape, mais elle est importante. Revolut, qui vient d’obtenir sa licence bancaire en France, a obtenu une autorisation conditionnelle de l’Office of the comptroller of the currency (OCC) des Etats-Unis, pour obtenir une licence bancaire nationale américaine. L’OCC répond ainsi favorablement à un dossier que la fintech a déposé en mars 2026, après avoir mis en sommeil une première demande de licence en 2023.
Selon ce nouveau document, la banque sera filiale à 100 % de Revolut Holdings US, une société de droit du Delaware, elle-même détenue à 100% par Revolut Group au Royaume-Uni. Elle doit maintenant obtenir des autorisations auprès de la Federal deposit insurance corporation (FDIC), pour la garantie des dépôts, de la Réserve fédérale américaine (Fed) et une nouvelle fois de l’OCC, « en vue de son lancement prévu en 2027 », précise la fintech dans un communiqué.
Parmi les conditions qui lui ont été imposées, comme toute entité qui demande une licence aux Etats-Unis, la banque doit notamment s’engager à prévenir les autorités américaines si elle avait l’intention de changer son modèle d’affaires. Elle devra aussi s’engager à détenir un niveau de capital « proportionnel à ses risques prospectifs » avec un ratio de levier d’au moins 10% pendant les trois premières années d’exploitation.
Revolut devra aussi se plier à des exigences particulières, comme le recours à un auditeur externe indépendant pour effectuer un audit de ses états financiers, ou encore la réalisation d’un examen et d’un test de sécurité de sa plateforme de banque électronique. Par ailleurs, son capital social ne pourra pas être inférieur à 95 millions de dollars.
Davantage de services pour moins cher
Actuellement, Revolut propose aux Etats-Unis plusieurs services, mais seulement par l’intermédiaire de banques partenaires. L’obtention d’une licence bancaire locale lui permettra «de proposer ses services aux clients américains à moindre coût et avec une plus grande efficacité qu’avec son modèle bancaire partenaire actuel». De plus, «l’exploitation de cette banque permettra à Revolut d’offrir une gamme de services plus étendue aux clients américains», peut-on lire dans le dossier de l’OCC.
Si Revolut a la possibilité d’offrir une palette complète de services bancaires, y compris liés à des actifs numériques, « le chiffre d’affaires total des services liés aux actifs numériques, tous secteurs confondus, devrait représenter moins de 2 % du chiffre d’affaires total de la Banque sur la période de trois ans suivant son lancement », précise l’OCC.
Cette autorisation conditionnelle est une bonne nouvelle pour Revolut qui, sur le continent américain, a lancé sa banque au Mexique et poursuit ses démarches réglementaires au Brésil, en Colombie, au Pérou et en Argentine. La fintech, profitable depuis 2023, a bon espoir de faire passer son nombre actuel de 68 millions de clients à plus de 100 millions mi-2027. Sa licence aux Etats-Unis devrait l’y aider.
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