PNC Financial contre-attaque en visant la banque de détail de RBC aux Etats-Unis
La course à la taille fait rage dans la banque de dépôt outre-Atlantique. Alors que Capital One a annoncé en fin de semaine dernière un accord pour le rachat pour 9 milliards de dollars de la banque en ligne d’ING aux Etats-Unis, ING Direct USA (lire page 13), PNC Financial Services Group serait sur le point de signer une contre-attaque. De sources concordantes, le groupe financier américain serait en effet en discussions pour le rachat de la filiale de banque de détail dans le pays de Royal Bank of Canada (RBC).
Le montant de la transaction pourrait atteindre 3,45 milliards de dollars. Dont une part en titres, jusqu’à un milliard de dollars, croient savoir Bloomberg et Reuters. Ce montant total représente selon une source un rabais de 112 millions par rapport à la valeur comptable. La répartition du paiement pourra toutefois évoluer, la finalisation de la transaction n’étant attendue qu’au premier trimestre de l’an prochain, après une annonce imminente, peut-être aujourd’hui même après que les conseils d’administration des deux groupes ont approuvé hier la transaction. L’accord comprend également la cession d’un portefeuille de cartes de crédit pour 165 millions de dollars.
La principale banque canadienne s’était résolue à se séparer de cette activité faute d’avoir pu la rendre bénéficiaire. Au premier trimestre 2011, elle a affiché un onzième trimestre consécutif de pertes. Les concurrents canadiens Toronto Dominion Bank et Bank of Montreal se montrent en revanche plus agressifs sur le sol des Etats-Unis.
Basé en Caroline du Nord, le réseau cédé compte 420 agences dans six Etats. Le 3 juin, le directeur général de PNC Financial, Jim Rohr, a indiqué qu’il s’en tenait à une approche «disciplinée» en termes d’acquisitions, passant par des opérations lui permettant de bâtir des parts de marché de 10% au sein de grandes villes. Analyste chez Edward Jones & Co, Tom Lewandowski n’est pas étonné de l’«appétit d’acquisitions» dont font preuve les banques aux Etats-Unis, étant donné les valorisations actuelles et le «manque de croissance organique des prêts». PNC Financial, dont le réseau comprend déjà 2.500 agences, avait déjà fait la démonstration de sa volonté de croissance externe en 2009 en mettant la main sur National City Corp pour 3,9 milliards de dollars, payés en titres. Le groupe de services financiers aurait cette fois selon Reuters devancé BB&T Corp sur le poteau.
Plus d'articles du même thème
-
Prépar-Vie sélectionne une plateforme technologique pour ses opérations d’investissement front-to-back
L'opération doit permettre à l'assureur de simplifier ses opérations d’investissement et de rationaliser le reporting de son actif général et de ses investissements en unités de compte au sein d’une plateforme unique. -
L'enquête interne de Malakoff Humanis éclaire le rôle d'un intermédiaire dans sa délégation de gestion
La société de conseil Thomas Vendôme Investment a obtenu contractuellement plus de 22 millions d'euros de commissions de la part de gérants retenus par Malakoff Humanis, selon de nouveaux documents révélés par Mediapart. -
Le marché obligataire envoie un sérieux avertissement à la France
A la veille de la présentation du budget, l’écart entre le rendement de l’OAT 10 ans et celui du Bund de même maturité a bondi à 127 points de base, pour la première fois depuis 2012, dépassant les scénarios redoutés par les stratégistes.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
Sublimer l’infiniment petit
Pour une Maison fondée en 1755, la préservation des savoir-faire pourrait consister à regarder vers le passé. Chez Vacheron Constantin, c’est tout l’inverse. La manufacture genevoise les met à l'épreuve, tout en les confrontant à de nouveaux terrains d’expression. -
Légende noire« Il reste une empreinte idéologique assez forte d’Alain Soral sur le Rassemblement national »
Antisémitisme, virilisme et conspirationnisme : le politiste décrypte l’influence qu’a eue le polémiste antisémite sur Jordan Bardella dans ses jeunes années au Front national -
Ses mains ont la parole
C’est en Suisse, à la Fabrique du Temps de Louis Vuitton qui participe notamment aux Journées Particulières, qu’un émailleur aux mains d’or perpétue des traditions séculaires.