L’Etat néerlandais va descendre à 10,5% du capital d’ABN Amro
- L’État néerlandais engage un cinquième plan de vente d’actions afin de réduire sa part dans ABN Amro de 20,7 % à 10,5 %.
- L’accord de relation liant les deux parties restera en vigueur tant que la participation ne baisse pas sous les 10 %.
- Portée par une bonne maîtrise des coûts, l’action de la banque dirigée par Marguerite Bérard a bondi de plus de 40 % depuis le début de l’année.
L’Etat néerlandais poursuit son désengagement d’ABN Amro. La banque a annoncé mercredi 7 octobre qu’il réduirait sa participation au capital de 20,7% aujourd’hui à 10,5% à l’issue d’un cinquième plan de ventes de titres.
Depuis deux ans, les Pays-Bas réduisent chaque année leur poids au sein de la troisième banque du pays. En septembre 2025, ils avaient annoncé une baisse de 30% à 20% un an après être passés de 40,5% à 30%.
En tombant sous le seuil de 15%, l’Etat aurait dû renégocier «l’accord de relation» qui le lie à ABN Amro mais les deux parties se sont entendues pour le maintenir tant que le taux de détention n’est pas inférieur à 10%. Il sera alors totalement supprimé. Cet accord octroie notamment à l’Etat un accès privilégié aux informations concernant la banque.
Flambée boursière
Cette perspective pourrait relancer les spéculations quant à un possible rapprochement entre ABN Amro et une autre banque européenne alors que Deutsche Bank, Santander ou encore BNP Paribas ont déjà été considérés comme de potentiels repreneurs ces dernières années.
En attendant, le groupe dirigé par Marguerite Bérard continue à séduire le marché grâce notamment à une bonne maîtrise de ses coûts. En août, il a revu à la hausse ses perspectives pour l’ensemble de l’année 2026.
Depuis le début de l’année, le cours de l’action ABN Amro a bondi de plus de 40%, touchant même un sommet le 21 septembre dernier à 44,2 euros. En trois ans, le titre a été multiplié par plus de trois.
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