Les banques espagnoles ont réduit leurs créances douteuses au premier trimestre
Le secteur bancaire espagnol a montré des signes d’assainissement au premier trimestre. En attendant la publication des résultats des géants BBVA et Santander, pour qui le marché espagnol ne représente qu’une partie de leur activité, les principales banques locales ont fait état d’un recul de la proportion de créances douteuses et litigieuses (CDL) dans leur encours de prêts. Les baisses sont faibles, voire anecdotiques, mais visibles dans presque tous les établissements.
CaixaBank, troisième acteur du marché, a indiqué la semaine dernière que les CDL représentent 11,36% de l’ensemble de ses créances au premier trimestre, contre 11,66% à la fin de l’année 2013. Ce modeste recul est la première évolution positive enregistrée par l’établissement depuis la fin de l’année 2006; en outre il subit la réduction du bilan de CaixaBank, qui fait mécaniquement remonter le ratio de CDL de 32 pb. Le stock de CDL a reculé pour le troisième trimestre consécutif, à 24 milliards d’euros.
Banco Sabadell, le cinquième établissement espagnol, connaît une tendance similaire. Son ratio de CDL recule de 6 points de base (pb), à 13,57% – première amélioration en six ans. Si le taux progresse de 7 pb chez Bankinter (à 5,05%), la septième banque du pays réduit de 58% le montant de CDL passé au premier trimestre 2014 par rapport au premier trimestre 2013.
Bankia, formé en 2010 par le regroupement de sept caisses d’épargne et détenu à 60,9% par l’Etat espagnol, voit son taux reculer de 34 pb, à 14,3%. Le montant de prêts non performants recule, lui, de 4%, à 19,2 milliards d’euros. Parallèlement, elle a en un an multiplié par 2,5 son bénéfice trimestriel net, qui atteint 187 millions d’euros.
La Banque d’Espagne a communiqué d’autres signes positifs la semaine dernière. Le ratio de CDL du secteur bancaire est passé de 13,8% à 13,7% entre janvier et février, tandis que leur encours a chuté pour le deuxième mois consécutif, passant de 197,2 milliards en janvier à 195,1 milliards le mois suivant. Cette tendance n’empêche pas la prudence. Certains établissements ont accru le taux de couverture des NPL, quand bien même leur proportion sur les encours de prêts reculait. Bankia a ainsi augmenté sa couverture de 92 pb, à 57,4%. La revue des bilans menée par la BCE auprès de 128 établissements de la zone euro donnera probablement une indication plus claire sur la pérennité du redressement des banques espagnoles.
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