Le choc de mars est né d’une crise extérieure que les banques et infrastructures de marché, renforcées par les réformes post-2008, ont plutôt absorbée. Mais les tensions ont conduit à des déséquilibres. Côté demande, les entreprises ont tenté d’exploiter les marchés, avec des troubles différents : les pays émergents ont subi de graves perturbations sur le financement offshore en dollars, les pays développés des sorties importantes sur certains fonds monétaires non gouvernementaux (MMF), jusqu’à 30% aux Etats-Unis, ou fonds ouverts. Côté offre, réévaluation du risque, contraintes réglementaires et opérationnelles ont réduit la capacité des banques, forçant les autorités à d’importantes soutiens au crédit.
Les réponses monétaires, budgétaires et réglementaires «sans précédent» ont atténué les tensions. «Cela pourrait conduire à des problèmes d’aléa moral à l’avenir, dans la mesure où les marchés n’internalisent pas totalement leur propre risque de liquidité en prévision des futures interventions de la banque centrale en période de crise.»
Surtout, l’épisode a mis en évidence des problèmes particuliers liés à l’interconnexion générale, avec la nécessité de renforcer la régulation du secteur des financières non bancaires (NBFI). Le Conseil s’est donc fixé un plan d’action afin d’analyser et, le cas échéant, de traiter les risques et marchés spécifiques qui ont pu contribuer à l’amplification du choc, d’améliorer la compréhension des risques systémiques liés aux NBFI, d’évaluer les politiques pour y faire face sans compromettre leur rôle (important) dans le financement de l'économie. Les mesures ne devraient pas être similaires à celles prises pour le secteur bancaire en termes de capital prudentiel.
Un deuxième rapport détaille les mesures prises et conclut que la coordination générale a découragé les actions unilatérales qui auraient pu fausser le jeu entre juridictions et conduire à une fragmentation accrue.
L'Organisation internationale des commissions de valeurs a entre autres approfondi les sujets de la gouvernance et de la supervision de la valorisation des fonds ouverts.
Le ministre des Finances du Luxembourg, Gilles Roth, a confirmé que le fonds souverain intergénérationnel du Luxembourg (FSIL) investira dans le nouveau Fonds national de défense (FND). Une décision surprenante au regard de sa mission originelle.
Selon Erik Saugestad, il doit être aussi simple d'établir et de distribuer un fonds entre Stockholm, Oslo, Helsinki et Copenhague qu'il l'est aujourd'hui entre le Luxembourg et le reste de l'Europe.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Lundi 1er juin, Bruxelles a trouvé un accord sur la création de centres de rétention en dehors de l'Europe pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière