La progression de la «finance de l’ombre» ralentit
Le rapport 2019 du FSB montre un «shadow banking» qui progresse moins vite que le total des actifs.
Publié le
Fabrice Anselmi
shadow banking finance de l’ombre
-
Crédit Thinkstock.
Le rapport 2019 du Conseil de stabilité financière (FSB) publié dimanche sur l’intermédiation financière non bancaire (NBFI, ou OFI pour «autres intermédiaires financiers» en anglais) montre que, alors que le total des actifs financiers dans le monde a augmenté de +1,4%, à 378.900 milliards de dollars en 2018, ce fut principalement le fait des banques : les actifs des sociétés d’assurance (32.900 milliards) et des fonds de pension (35.600 milliards) sont restés inchangés, tandis que ceux des OFI ont légèrement diminué (114.000 milliards) en raison de la baisse des marchés boursiers fin 2018 et, dans une moindre mesure, des sorties de capitaux.
Une mesure plus étroite porte sur les institutions financières non bancaires impliquées dans des activités d’intermédiation qui peuvent poser des risques de stabilité financière «de type bancaire» (transformation de maturité/liquidité, effet de levier, etc.), et/ou des questions d’arbitrage réglementaire : elle aboutit à la conclusion que les actifs détenus par ces OFI ont augmenté de +1,7%, à 50.900 milliards en 2018, ce qui est nettement moins qu’en moyenne entre 2012 et 2017 (+8,5%). Les véhicules de placement collectif ou fonds dotés de fonctionnalités qui les rendent sensibles aux chocs de liquidité ont augmenté de +0,4% en 2018 (36.600 milliards), également beaucoup moins qu’en moyenne sur les cinq années précédentes (+11%).
Les activités de prêts des OFI ont continué de croître de +3% en 2018 (à 44.900 milliards en incluant les dépôts), principalement sous l’impulsion de la zone euro, mais cela reste moins que les activités bancaires comparables (+5,9%, proche des 120.000 milliards). Parmi ces intermédiaires, les fonds d’investissement (fonds obligataires en particuliers) et sociétés financières détiennent la majeur part des actifs de crédit non bancaires.
L’interconnexion entre les banques et les OFI par le biais de relations de crédit et de financement est restée pratiquement inchangée depuis 2016. Les fonds d’investissement et les fonds monétaires restent parmi les plus grands fournisseurs de crédit aux banques. En outre, «les actifs et passifs mis en pension par des OFI dans le cadre d’opérations de ‘repo’ ont augmenté en 2018, mais leur position nette reste pratiquement inchangée, les actifs mis en pension par les banques auprès des OFI ayant augmenté plus que les passifs en ‘repo’», explique le rapport. Environ 6% des financements bancaires dépendent ainsi des OFI, et inversement, alors que cette «dépendance» des financements bancaires s’était élevée à 8% en 2010 et 2013, et celle des financements des fonds aux banques à 10% en 2008 et 2010.
L'Organisation internationale des commissions de valeurs a entre autres approfondi les sujets de la gouvernance et de la supervision de la valorisation des fonds ouverts.
Selon Erik Saugestad, il doit être aussi simple d'établir et de distribuer un fonds entre Stockholm, Oslo, Helsinki et Copenhague qu'il l'est aujourd'hui entre le Luxembourg et le reste de l'Europe.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Selon plusieurs sources américaines citées par Axios, Donald Trump aurait reproché à Benjamin Netanyahu l'escalade militaire menée par Israël au Liban, lundi 1er juin. Celle-ci pourrait mettre en péril les négociations en cours avec l'Iran
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?
Lundi 1er juin, Bruxelles a trouvé un accord sur la création de centres de rétention en dehors de l'Europe pour y renvoyer les migrants en situation irrégulière